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Morale et surpopulation mondiale

Ecrit par zinfos974 – le samedi 9 juillet 2022 à 14H27

Le droit, le système de règles morales, évolue en fonction de l’évolution des connaissances et des mœurs. Il ne repose pas sur un droit à la liberté, mais un droit à l’égalité. Les individus adhèrent à la norme parce qu’elle correspond à un idéal éthique. L’évolution du droit n’est pas homogène. Il semble évoluer dans des directions opposées.

D’un côté, il évolue vers la libéralisation, vers la dépénalisation ; c’est le cas en matière d’avortement, d’homosexualité, de la circulation de certaines drogues (cannabis), de l’euthanasie dans certains pays (Belgique, Pays-Bas), etc.

D’un autre côté, le droit aspire à satisfaire des exigences éthiques en pénalisant strictement certaines activités ou comportements : trafic de drogue, recyclage d’argent sale, pédophilie, harcèlement sexuel, discriminations, injures raciales, conduite en état d’ivresse, etc. C’est pourquoi on a pu parler d’un « pragmatisme éthico-social » pour décrire ce mélange par lequel le droit exprime les deux sens de la morale : d’une part, consacrer les mœurs ; de l’autre, satisfaire les aspirations éthiques. (1)

J’ajouterais que, dans certains cas, ces évolutions peuvent très bien ne pas s’opposer. J’en veux pour exemple ce qu’une jeune militante homosexuelle brandit un jour devant la presse : « Comment se fait-il que l’on continue à considérer l’homosexualité comme immorale, alors qu’elle est la solution à un danger bien plus réel et qui nous concerne tous : la surpopulation mondiale ? ». Elle faisait évidemment allusion au fait que l’acte sexuel des homos ne permettait pas d’engendrer.

En l’occurrence la libération des mœurs rejoindrait ici une exigence éthique : éviter la surpopulation. Il n’est pas exclu de penser qu’à l’avenir, l’ostracisme dont souffrent encore les invertis, s’efface au profit de l’intérêt général. Et on peut très bien imaginer que dès la puberté, les jeux innocents mais interdits des enfants, soient, non seulement autorisés mais encouragés, de même que la liberté des mœurs, au détriment de la sacro-sainte notion de couple hétérosexuel et de famille, etc. Sommes-nous encore loin de ce « pragmatisme éthico-social » ?

(1) Source :  https://www.cairn.info/

 

 

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