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Mon avenir professionnel de TISF

Une maman inquiète et qui attend toujours des réponses depuis la perte de son emploi.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 14 décembre 2009 à 16H42

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Je suis au chômage forcé depuis le 27/11/2009 ; je n'ai rien demandé, les autres non plus ne m'ont pas demandé mon avis pour éviter la catastrophe.

Aujourd'hui, j'accuse mes ex-dirigeants de m'avoir privé de pain, de joie de vivre, de travailler. J'intervenais au sein de neuf familles dans le cadre de l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance) sur le secteur de Saint-André, aujourd'hui ces familles se retrouvent sans aide, sans continuité d'intervention, il y avait un contrat signé avec les familles, le service social et moi-même pour atteindre des objectifs, suite à leurs attentes et leurs besoins. J'accuse les syndicats d'avoir décidé d'ordonner le Tribunal la liquidation de l'ARAST avec cessation d'activité sans penser aux autres (collègues et familles suivies).

J'accuse mes chefs de ne pas avoir pris en compte nos doléances lorsqu'il était encore temps pour éviter la catastrophe. En effet, lorsque nous faisions remonter les remarques de nos partenaires qui disaient pourquoi il y a tant de chefs chez nous ? La réponse était : "vous faites votre travail sur le terrain et nous on s'occupe du reste. Le Conseil général n'est pas notre employeur, nous embauchons qui nous voulons."
Et ben voilà le résultat. Lors de mon entretien au Pôle Emploi, on m'informe que les salariés qui acceptent le CRP (Convention de Reclassement Professionnel) touchent des indemnités (ASSEDIC) de 80% du salaire brut, ce qui est sensiblement égal au net perçu du salaire à l'ARAST. C'est encore les gros qui sont favorisés, le Directeur principal a un salaire de 8.000 € par mois en travaillant, en asseyant il va toucher à peu près pareil, voyez-vous même la grosse injustice dans le social, quel arnaque. Moi, personnel sur terrain, je vais toujours tirer le diable par la queue pour finir mes fins de mois. Et encore je ne suis pas sûre de retrouver un poste de TISF, car Madame la Présidente nous a fait comprendre que nous ne sommes pas indispensables sur le terrain. Un des élus a même dit qu'un carreleur peut faire maçon.

Donc, le Conseil Général risque d'embaucher des aides à domicile pour intervenir dans des familles qui demandent un suivi d'aide sociale à l'enfance, je me demande à quoi sert l'IRTS qui forme des travailleurs sociaux ? Mes fêtes de fin d'année vont être chargés de tristesse, d'avenir sans lendemain, je vais demander au père noël de mettre un contrat de travail pérenne dans mes souliers, sans oublier d'ajouter des gens sérieux et honnêtes pour me diriger.

Merci et bravo à tous les membres du Conseil d'Administration, aux représentants syndicaux, aux membres du Comité d'entreprise de m'avoir mis dans cette tristesse et ce désespoir, Joyeux Noël et Bonne Fête de fin d'année à vous tous.

 

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