Mobilisation autour de la présumée fermeture de filières universitaires dans le sud

L'information commence à circuler auprès des enseignants et des étudiants du campus sud. Les instances universitaires de La Réunion auraient décidé de fermer les filières de Lettres modernes et d'Histoire-Géographie sur le campus du Tampon. Les réactions n'ont pas tardé pour dénoncer cette décision.
Hier, Paulet Payet a envoyé un courrier au président de l'université, Mohamed Rochdi, pour lui demander le maintien de ces filières universitaires au Tampon. Selon lui, certains étudiants du sud vont rencontrer beaucoup d'obstacles pour poursuivre leurs études à Saint-Denis, particulièrement concernant la problématique du logement. Le maire du Tampon a également rappelé que sa commune intervenait de i["manière volontariste, aussi bien en investissement qu'en fonctionnement pour développer le campus"]i. L'objectif étant de i["faire du Tampon une ville universitaire attractive."]i
Le collectif de développement de la micro-région sud s'est également réuni aujourd'hui et a organisé une conférence de presse dans les locaux du PCR à Saint-Pierre. Ils ont également dénoncé la suppression de ces filières. Gélita Hoarau, la sénatrice, s'est insurgée qu'on puisse i["dépouiller des filières pour en ouvrir d'autres."]i
Selon elle, cette décision i["priverait les jeunes du Sud de l'ascenseur social." ]i. La responsable de cette suppression serait la réforme des universités qui met les facultés en concurrence entre-elles. Et notamment d'un point de vue comptable. La sénatrice a appelé à i["un sursaut collectif"]i et i["à une mobilisation politique de tous."]i
b[Pas encore de décisions des instances universitaires pour fermer des filières]b
Ce matin, Krishna Damour, porte-parole du collectif pour le développement de la micro-région sud parlait i["d'une décision des instances université de fermer"]i ces filières. Il a également évoqué une autre justification possible : les éternelles i["restrictions budgétaires."]i
Pourtant, d'après nos informations, il semblerait que la décision de fermer ces filières n'ait pas encore été prise. Au contraire, l'université aurait mis en place un i["groupe de travail sur l'avenir des filières universitaires".]i Ce groupe se serait déjà réuni à deux reprises. Lors de la dernière séance de travail, ils auraient voté pour le maintien et le statu quo de ces filières.
Par ailleurs, le Doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (FLSH), Guy Fontaine, a confirmé que lors du conseil de la faculté qui s'est déroulé hier, les membres ont i["voté à l'unanimité pour que l'ensemble des formation actuelles de la FLSH soient ouvertes et maintenues à la rentrée de septembre 2011."]i
Il faudra attendre d'abord le conseil universitaire du 28 avril et ensuite le conseil d'administration du 19 mai 2011 pour savoir si, effectivement, ces filières sont menacées. Quoi qu'il en soit, pour l'heure, contrairement à ce qui semble être annoncé, aucune décision officielle n'a été prise dans ce sens.



