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Mise au point sur un débat qui agite l'université de la Réunion

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 16 décembre 2009 à 15H57

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Depuis quelques semaines, les résultats des rapports d’expertise de l’Agence d’Evaluation de la Recherche de l’Enseignement Supérieur (AERES) donnent matière à discussion au sein de notre université pour les filières de licence et de master qui ont trait aux Sciences de l’Education et pour le principal laboratoire concerné. C’est une réaction tout à fait normale et l’on comprend l’insatisfaction de leurs responsables, qui estiment que leurs formations ou leur laboratoire n’ont pas été jugés à leur véritable valeur.

Cependant, il apparaît que les procédés utilisés par quelques collègues afin de traduire leur mécontentement dépassent de loin les limites de l’objectivité, pour donner dans des arguments qui ne peuvent être passés sous silence dans la mesure où ils sont non seulement outranciers, mais aussi contre-productifs. Le président, quelle que soit l’estime qu’on lui porte, ne peut être présenté comme la cause de tous les maux.

La règle veut en effet que le président n’intervienne pas dans l’évaluation, laquelle est effectuée par une agence indépendante. Par ailleurs, même si la validation des formations relève de la compétence du ministère, le président a, depuis des mois, précisé le rôle de l’AERES, rappelé le calendrier et expliqué les modalités de l’évaluation. Il a transmis, dès réception, les rapports d’évaluation aux différents responsables et les a appelés à formuler leurs observations, qu’il a envoyées à l’AERES en l’état. Il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour défendre les dossiers lors de la négociation avec le ministère. Il a ensuite fourni toutes les précisions et informations nécessaires aux différents acteurs de notre établissement.

Il est vrai que le ministère de tutelle s’est déclaré libre de juger des suites à donner aux rapports d’évaluation. Notification de ces différentes décisions a été portée à notre connaissance par le président. L’on ne peut accuser celui-ci de n’avoir pas à ce moment pris la défense de la filière concernée puisqu’il a obtenu, non sans mal, qu’à sa fermeture pure et simple soit substituée, dès la rentrée prochaine, une L3 de Sciences Humaines et Sociales, qui permettrait l’accès à une préparation plus ample à la fois aux métiers de la formation, de l’éducation et de l’enseignement, et qui rapprocherait les Sciences de l’Education de l’Anthropologie et de la Sociologie. C’est d’ailleurs le souhait, exprimé notamment en conseil de faculté, de bon nombre de collègues de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines.

Ensuite, au-delà du niveau L3, les Sciences de l’Education trouveront leur place naturelle dans un master regroupant, à travers plusieurs spécialités ou parcours, les préparations aux métiers de l’éducation, de la formation et de l’enseignement. Il n’est donc pas vrai que les Sciences de l’Education disparaîtraient à l’université de La Réunion dans le cadre du projet que le président a obtenu en substitution du master actuel. Il faut à cet égard rassurer nos étudiants et leur dire que nous allons leur offrir, dès la rentrée prochaine, une formation qui prépare aux mêmes métiers. Il n’y a donc aucune crainte à ce sujet : les étudiants continueront à bénéficier, dans cette structure, des compétences de leurs enseignants.

C’est également une contrevérité de dire que les étudiants actuellement inscrits en master de Sciences de l’Education, en formation initiale ou en formation continue, seraient abandonnés à leur triste sort, car une des règles élémentaires de l’enseignement supérieur est d’assurer la continuité lors de l’application des réformes. Il va de soi que les lauréats du M1 pourront poursuivre, à la rentrée prochaine, le M2 du présent master habilité, et non du prochain.

Enfin, on ne peut laisser sans réponse les accusations les plus graves portées contre le président, dénuées à l’évidence de tout fondement, comme celles :
- d’opacité et d’autocratie : bien au contraire, il n’y a jamais eu autant de transparence et de concertation (communication à tous les niveaux, réunions et consultations régulières des directeurs de composantes, commissions, groupes de travail, etc.).
- de "clanisme" : ce que contredit la gestion actuelle de l’université, tant au niveau des recrutements (comités de sélection, etc.) que des avancements et promotions et de bien d’autres dossiers étudiés sur des critères objectifs.
- de volonté de "destruction" de la FLSH : le dialogue régulier que le président entretient avec le Doyen et les directeurs de laboratoires de cette faculté contribue à structurer et à donner de la visibilité aux activités d’enseignement et de recherche dans le domaine des Lettres, des Sciences Humaines et Sociales.
- de l’absence de représentation de la FLSH au sein de l’équipe présidentielle : rappelons que lors de sa constitution, les offres faites à des collègues de cette faculté ont été déclinées pour des raisons personnelles ou familiales. Pour autant, les membres de la FLSH élus au Conseil d’Administration y jouent pleinement leur rôle, comme en témoigne leur implication dans les dossiers majeurs.

Nous, signataires de cette mise au point, sommes convaincus que la grande majorité de la communauté universitaire souhaite que l’on mette fin à une polémique déplacée et stérile, voire délétère, afin que l’ensemble des collègues puissent faire, dans la plus grande sérénité, les propositions les plus à même de répondre à ce qui est l’une de nos principales préoccupations communes : l’intérêt des étudiants.

LISTE DES COSIGNATAIRES
(FLSH : Faculté des Lettres et des Sciences Humaines; FSHE : Faculté des Sciences de l'Homme et de l'Environnement; FST : Faculté des Sciences et Technologies; IUFM : Institut Universitaire de Formation des Maîtres; MCF : Maître de conférences; PR : Professeur; PRAG : Professeur agrégé; VPCA : Vice-président du Conseil d'Administration; VPCEVU : Vice-président du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire)

ADDE Amélie, MCF, IUFM
AÏT-AARAB Mohamed, PRAG, FLSH
ALAOUI Driss, MCF, FLSH
BACHÈLERY Patrick, PR, FST
BOYER Harry, PR, VPCA
BRUGGEMANN Henrich, PR, ECOMAR
CAPRON Elsa, MCF, FLSH
CASCADE Joël, agrégé, FLSH
CHAMPION Bernard, PR, Vice-doyen FLSH
DELAPLACE Jean-Michel, MCF, FSHE
DELMAS Robert, PR, DR CNRS
DUBOIN Corinne, MCF, FLSH
DUBOIS René, MCF, IUFM
DUFOSSE Sophie, Docteur ès Lettres, FLSH
DUMONTEIL Julie, MCF, FLSH
DURET Pascal, PR, FSHE
FOIS-KASCHEL Gabriele, PR, FLSH
GARCIA Anny, MCF, FLSH
GEOFFROY Sophie, PR, FLSH
GUIRAUD Pascale, PR, FST
IDELSON Bernard, MCF, FLSH
JAGOT Anne, PRAG, FLSH
LAURET Philippe, PR, FSHE
LEDEGEN Gudrun, MCF, FLSH
LEMAIRE Fabrice, VP CEVU
LEROYER Pierre, directeur composante FSHE
LIVE YU-SION, Vice-doyen FLSH
MAHARAUX Alain, anthropologue, FLSH
MARIMOUTOU Carpanin, PR, FLSH
MORILLON Jean-Paul, directeur IUFM
OBRE Corinne, PRAG, IUFM
OCTOR Raymond, directeur adjoint IUFM
OLLIVIER Christian, MCF, IUFM
PENRAD Jean-Claude, MCF, EHESS/chargé de cours FLSH
PIERRÉ, François, MCF, FLSH
POURCHEZ Laurence, MCF, FLSH
POUSSE Elizabeth, PRAG, FLSH
ROLLAND Yvon, MCF, IUFM
ROY Caroline, PRAG, FLSH
SEBASTIEN Nicolas, ATV, FST
SELAMBAROM Jimmy, Directeur SUAIO
SIMONIN, Jacky, PR, FLSH
SI MOUSSA Azzedine, MCF, FLSH
STAUDACHER Gillette, PR, Vice-doyen FLSH
STRASBERG Dominique, PR, VPCS
TAMPOE Vilasnee, PRAG, FLSH
TARDIEU Jean-Pierre, PR, FLSH
TERRAMORSI Bernard, PR, FLSH
TRANVAUX Annick, MCF, FLSH
TUAL Jacques, PR, FLSH
UHL Patrice, MCF, FLSH
VERKINDT Chantal, MCF, FSHE
VEYSSIERE Gérard, MCF, FLSH
WANQUET Eileen, PR, FLSH
WATBLED Jean-Philippe, PR, FLSH
WATIN Michel, PR, FLSH
WHARTON Sylvie, MCF, IUFM
WOLFF Eliane, MCF, FLSH

 

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