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Mécontent des réquisitions du parquet, il retourne brusquement dans sa cellule

Un personnage quelque peu atypique comparaissait pour des faits de vols et de dégradations de biens, en l'occurence, sa cellule de garde à vue. Sans domicile fixe, il présentait une personnalité particulièrement dérangée.
Ecrit par Régis Labrousse – le mercredi 27 avril 2022 à 17H12

Wilson N., 38 ans, est sans domicile fixe. Dans la nuit du 25 au 26 avril, il a volé un véhicule avant de se faire interpeller par les policiers du commissariat de Saint-André. Il roulait également sans être titulaire du permis. Placé en garde à vue et mécontent, il a mis des coups de pieds dans la serrure de la porte, la dégradant au passage.

Il lui était également reproché d'avoir dérobé une carte bancaire et un téléphone dans une voiture dans laquelle il avait élu domicile pour la nuit.Très perturbé lors de l'audience, il présente des troubles graves de la personnalité. Pour autant, le psychiatre estime qu'il est accessible à une sanction pénale. 

"Même 900 si ou veut"

L'expertise conclut également à une dangerosité du prévenu. Alors que la présidente procède à l'énumération des 17 mentions de son casier judiciaire, "même 900 si ou veut", lance le prévenu. 

"vous consommez de l'alcool et de la drogue ?" demande ensuite la magistrate. "Oui tout ce que je trouve, du pétrole et de l'uranium aussi", lui répond le prévenu. 

​Alors que la procureure requiert une peine de 10 mois avec mandat de dépôt à son encontre, Wilson N. quitte brusquement la salle d'audience sans y être invité et rentre dans la cellule du tribunal. Fort de son casier et de son comportement à la barre, le prévenu écope de 18 mois de prison avec maintien en détention.

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