Mayotte, Nouvelle-Calédonie: Audrey Belim interpelle Gabriel Attal sur la situation critique des Outre-mer

La parlementaire réunionnaise a débuté son propos en dénonçant "l'absence" d'une politique outre-mer de la part du Gouvernement, et ce, "malgré 7 ans d'Assises des Outre-mer, de Livres Bleus, de Comités interministériels des Outre-Mer (CIOM), mais pour quels résultats ?". Pour Audrey Belim, l'arrivée du choléra à Mayotte mais aussi la situation de quasi-guerre civile en Nouvelle-Calédonie sont des situations qui étaient pourtant "prévisibles" après les multiples alertes remontées par les élus ultramarins.
Mayotte, Nouvelle-Calédonie : "des situations prévisibles"
"À La Réunion, 36% des Réunionnais vivent encore sous le seuil de pauvreté, 77% à Mayotte, sans oublier les inquiétudes concernant les violences urbaines que nous observons au sein de la plupart de nos territoires (...) Ne nous donnez pas le sentiment que la vie d'un enfant de 3 ans à Mayotte, et plus largement dans les Outre-mer, vaut moins que celle d'un enfant dans l'Hexagone", poursuit Audrey Belim. Cette dernière demande que tous les moyens de l'État soient déployés "comme il les mettrait dans n'importe quel territoire de l'Hexagone".
"Évidemment qu'il y a encore de grandes difficultés"
Répondant aux dires de la sénatrice, Gabriel Attal, a eu la lucidité de reconnaître que les territoires ultramarins traversaient de très grandes difficultés. "Est-ce que, depuis 2017, nous avons réglé tous les problèmes ? Evidemment que non, je suis lucide, évidemment qu'il y a encore de grandes difficultés", lance-t-il tout d'abord à Audrey Belim. En revanche, assure-t-il, les gouvernements successifs ont depuis 2017, "investi massivement" pour les territoires ultramarins, que ce soit en matière de politique de la ville, d'éducation, mais aussi "pour le pouvoir d'achat". "Il reste des difficultés face aux crises, face à l'envolée des prix de l'énergie, de l'électricité, de l'essence", poursuit le locataire de Matignon.
Ce dernier a garanti que le gouvernement reste et sera mobilisé pour les Outre-mer, annonçant au passage la tenue d'un prochain Comité interministériel des Outre-mer dans les prochains mois, "pour assurer aux habitants des territoires ultramarins qui méritent et qui ont droit, comme tous les Français, au droit à pouvoir vivre dignement, en sécurité, avec une éducation de qualité pour leurs enfants qui pourra leur promettre qu'ils pourront vivre mieux qu'eux".


