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Mayotte : L’épidémie de choléra s’étend à un nouveau quartier

L'épidémie de choléra qui sévit actuellement à Mayotte continue de susciter l'inquiétude, notamment après la confirmation hier d'un cas dans un nouveau quartier de l'île, portant le total à 67 personnes infectées. Parmi les victimes figure une fillette de trois ans décédée la semaine dernière.

Ecrit par N.P. – le mardi 14 mai 2024 à 16H44

Le choléra est une infection intestinale causée par une bactérie qui se transmet principalement par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Les symptômes, tels que vomissements et diarrhées sévères, peuvent entraîner une déshydratation rapide, nécessitant un traitement urgent à base d’antibiotiques et de sels de réhydratation.

Mayotte, confrontée à une grave pénurie d’eau potable, accentuée par le fait que près de la moitié de la population est constituée de clandestins dont beaucoup vivent dans des bidonvilles dans des conditions extrêmement précaires, a vu ses habitants s’exposer à des sources d’eau non sécurisées, augmentant le risque de propagation de la maladie.

Pour contrer cette menace, le ministre de la Santé Frédéric Valletoux, lors de sa visite hier sur l’île, a souligné les efforts déployés pour maîtriser l’épidémie, notamment par des campagnes de vaccination et l’installation de rampes d’eau dans certains quartiers pour garantir l’accès à l’eau potable. Ces mesures s’accompagnent de distributions de bouteilles d’eau régulières pour pallier la pénurie.

 

Situation sous contrôle malgré le nouveau cas

 

Le ministre Valletoux a tenu à rassurer la population en affirmant que, malgré l’apparition d’un cas dans un nouveau quartier, l’épidémie était « sous contrôle ». Il a précisé que les efforts de vaccination et de prise en charge des cas avaient permis de contenir l’augmentation du nombre de cas. « Nous avons réussi à faire en sorte que les chiffres augmentent mais n’explosent pas », a-t-il déclaré sur TF1, soulignant l’efficacité des interventions des services de santé.

Implications pour La Réunion et la métropole

 

Bien que le risque de propagation du choléra à La Réunion soit considéré comme « extrêmement réduit », les autorités restent vigilantes. En France métropolitaine, les experts évaluent le risque d’épidémie à nul, grâce aux standards élevés de traitement de l’eau et des déchets. Toutefois, le ministre a appelé à ne pas céder à la panique, rappelant que le choléra, bien que potentiellement mortel sans traitement, a un taux de mortalité très faible quand il est correctement pris en charge.

Thèmes : Mayotte
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