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L'UFAP-UNSA-Justice appelle à la mobilisation les 30 avril et 2 mai

Ecrit par M.B. – le lundi 28 avril 2025 à 16H44

Le syndicat mobilise ses troupes pour réclamer plus de moyens, avec deux journées d’action, le 30 avril au Port et le 2 mai à Domenjod. Entre la vague d’attaques contre des prisons et des domiciles d’agents, la surpopulation carcérale et des effectifs en baisse, l’UFAP-UNSA dénonce les conditions de travail qui mettent les agents sur les rotules.

« La coupe est pleine », annonce Samuel Fontaine, membre du bureau régional de l’UFAP-UNSA-Justice. Pour le syndicaliste, la « situation va encore empirer vu la direction que l’on prend ». Si la mobilisation des 30 avril et 2 mai devant les prisons du Port et de Domenjod est en partie liée au contexte national, avec des attaques contre des bâtiments de la pénitentiaire et des domiciles d’agents, les revendications locales ne manquent pas. « On demande une sécurisation du domaine. Nous avons de la chance de ne pas avoir été impactés, mais nous ne sommes pas à l’abri », rappelle le syndicaliste.

Des conditions de travail dégradées

Ainsi, les agents attendent toujours des travaux de fond au centre de détention du Port. « On a encore des cellules sans douche, ce qui impacte la charge de travail », pointe Samuel Fontaine. La situation dans le centre pénitentiaire de Domenjod n’est pas meilleure, avec une surpopulation carcérale endémique. « On atteint presque 900 détenus pour 575 places. Le taux d’occupation est de quasiment 190 % à la maison d’arrêt des femmes, avec 52 détenues pour 28 places », poursuit le syndicaliste.

Ces conditions de travail dégradées sont encore aggravées par une insuffisance latente d’agents. Ce sont ainsi 25 personnes qui manquent à l’appel, forçant la cinquantaine de personnels présents à enchaîner les heures supplémentaires. « Ils atteignent les 150 heures par mois, alors qu’elles ne sont plus rémunérées quand on dépasse le plafond de 108 heures par trimestre. On atteint des situations intenables, avec, par exemple, une agression grave il y a une dizaine de jours. Ce taux d’occupation crée de la promiscuité et favorise les bagarres et les conflits. Nous demandons toujours une nouvelle prison dans le Sud, et aussi une UHSA (Unité hospitalière spécialement aménagée) pour mieux gérer les détenus souffrant de troubles psychiatriques », poursuit le représentant syndical.

Enfin, Samuel Fontaine dénonce un nouveau projet de loi, qui « ajoutera de la charge de travail sans aucun intérêt ». Le texte prévoit notamment d’autoriser les magistrats à envoyer derrière les barreaux des personnes pour des peines de moins d’un mois. « Quel travail de réinsertion voulez-vous que l’on fasse avec un détenu qui va rester 15 jours ? C’est à cause de ce genre de chose qu’on se retrouve avec des agents à bout de souffle ».

Etiquettes : Le Port | Prison | Sainte-Marie

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