L’Iran revendique le contrôle total du détroit d’Ormuz, l'économie mondiale va-t-elle dérailler ?

La tension militaire au Moyen-Orient franchit un nouveau seuil. L’Iran affirme désormais exercer un « contrôle complet » sur le détroit d’Ormuz, axe stratégique du pétrole mondial, tandis qu’Israël poursuit et intensifie ses frappes contre des cibles iraniennes et liées au Hezbollah au Liban.
Le conflit entre l’Iran, Israël, les Etats-Unis et leurs alliés franchit un nouveau cap aux répercussions mondiales. Ce mercredi 4 mars, un responsable de la marine des Gardiens de la révolution, Mohammad Akbarzadeh, a affirmé que le détroit d’Ormuz était désormais « sous le contrôle complet de la marine de la République islamique ».
Dans un communiqué relayé par des médias iraniens, il avertit que tout navire tentant de franchir ce passage stratégique pourrait être exposé à des dégâts « par des missiles ou des drones égarés ». Sans employer officiellement le terme de blocus, cette déclaration est interprétée comme une menace directe contre la liberté de navigation dans ce corridor maritime essentiel à l'économie mondiale.
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Situé entre l’Iran et Oman, le détroit d’Ormuz constitue l’un des points de passage les plus importants du commerce mondial d’hydrocarbures. La simple menace d’attaques suffit déjà à perturber fortement le trafic maritime et les marchés financiers.
Un détroit stratégique quasiment paralysé
Plusieurs grands armateurs internationaux ont décidé de suspendre leurs transits dans la zone. Des compagnies de transport maritime ont demandé à leurs navires de se mettre à l’abri dans les ports du Golfe ou d’éviter totalement le passage par Ormuz.
Selon des analyses du secteur maritime, environ 170 porte-conteneurs seraient actuellement bloqués à l’intérieur du Golfe ou dans les ports de la région. Même en l’absence d’un blocus formel, la combinaison des menaces iraniennes et du risque d’erreurs de tir crée une situation équivalente à une fermeture de facto du détroit.
Les États-Unis ont réagi en indiquant que leur marine était prête à escorter les pétroliers pour garantir la continuité du trafic maritime.
Israël multiplie les frappes, l'Iran riposte
Dans le même temps, les opérations militaires se poursuivent sur plusieurs fronts. Israël a annoncé avoir mené une nouvelle vague de frappes aériennes en Iran, visant notamment des centres de commandement du régime à Téhéran.
L’armée israélienne affirme avoir « frappé des dizaines de cibles », en larguant plusieurs munitions sur des installations liées à la sécurité intérieure iranienne.
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Parallèlement, les frappes israéliennes se concentrent de plus en plus sur le Liban, où des infrastructures du Hezbollah sont ciblées. Une frappe a notamment visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite, après un ordre d’évacuation diffusé par l’armée israélienne.
D’autres raids ont touché plusieurs secteurs du pays, notamment à proximité du palais présidentiel de Beyrouth et dans la région de Baalbeck, dans l’est du Liban. Selon les autorités sanitaires libanaises, ces frappes ont fait au moins 11 morts.
Téhéran affirme de son côté poursuivre ses représailles. Les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir tiré plus de 40 missiles vers des « cibles américaines et sionistes » dans le cadre de la 17ᵉ vague de l’opération baptisée « Promesse honnête-4 ».
Des sirènes d’alerte ont retenti en Israël mercredi matin à la suite de tirs de missiles, sans faire de blessés selon les services de secours.
Les marchés mondiaux secoués par la crise
L’annonce par les Gardiens de la révolution du « contrôle complet » du détroit d’Ormuz a immédiatement fait réagir les marchés. Les prix de l’énergie ont bondi tandis que les marchés boursiers ont reculé et que les coûts du transport maritime et de l’assurance augmentaient fortement.
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Le Brent a déjà dépassé les 84 dollars le baril. Plusieurs analystes évoquent désormais un pétrole pouvant rapidement atteindre 90 à 100 dollars, voire jusqu’à 120 dollars si la paralysie du détroit se prolonge. Les prix du gaz ont également progressé en Europe et en Asie après l’arrêt de production annoncé par QatarEnergy à la suite d’incidents dans la zone.
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Voici ce que l’Armée de l’air israélienne a fait toute la journée aujourd’hui.(M) pic.twitter.com/BnJ9rXHjEi— Trump Fact News 🇺🇸 (@Trump_Fact_News) March 3, 2026
Les marchés actions ont, eux aussi, réagi. En Asie, le Kospi sud-coréen a chuté jusqu’à 11,3 % avant de limiter ses pertes à –7,7 %, tandis que le Nikkei 225 à Tokyo a reculé d’environ 4 %. Les investisseurs redoutent désormais les conséquences économiques d’une fermeture prolongée de ce passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.


