L’Iran envisagerait de frapper des bases américaines en Europe en cas d’escalade

Téhéran étudierait plusieurs scénarios de représailles en cas de nouvelle offensive américaine, dont des frappes contre des installations militaires utilisées par les États-Unis en Europe. La Bulgarie et Chypre figureraient parmi les cibles potentielles évoquées, selon des informations du Financial Times.
Le conflit pourrait-il s’étendre jusqu’au territoire européen ? Selon le Financial Times, l’Iran aurait étudié la possibilité de viser des installations militaires américaines en Europe dans l’hypothèse d’une nouvelle escalade avec Washington.
Le quotidien britannique, qui s’appuie sur plusieurs sources proches du pouvoir iranien, rapporte que Téhéran examine différentes options pour répondre à une éventuelle intensification des opérations américaines décidée par Donald Trump. Parmi elles figure la possibilité de frapper des intérêts militaires des États-Unis situés hors du Moyen-Orient.
La Bulgarie et Chypre évoquées
Les forces iraniennes auraient notamment étudié des cibles situées en Europe du Sud-Est. La Bulgarie serait particulièrement concernée après avoir autorisé, en juillet, l'utilisation de la base aérienne de Bezmer pour des opérations de ravitaillement d'appareils américains.
Chypre ferait également partie des scénarios envisagés. L'île accueille notamment des installations militaires britanniques et avait déjà été touchée par une attaque de drone contre une base aérienne en mars.
Ces hypothèses ne signifient toutefois pas qu'une décision de frapper l'Europe a été prise. Elles s'inscriraient dans la préparation de différents scénarios de riposte par Téhéran en cas de nouvelle offensive américaine.
Les câbles sous-marins du détroit d'Ormuz également envisagés
L'Iran réfléchirait parallèlement à une autre possibilité : s'en prendre aux câbles sous-marins de fibre optique traversant le détroit d'Ormuz. Une telle opération pourrait perturber des infrastructures essentielles aux télécommunications internationales et donner au conflit une nouvelle dimension.
Une source citée par le Financial Times prévient que Téhéran serait prêt à élargir considérablement le théâtre des opérations si Washington franchissait un nouveau seuil. « Si les États-Unis devaient aller trop loin, l’Iran se défendra à tout prix, en étendant son action au-delà de la région et en frappant également l’Europe », affirme-t-elle.
Ces menaces potentielles illustrent le risque d'une internationalisation du conflit. Une attaque iranienne contre une installation américaine ou britannique située sur le continent européen constituerait une nouvelle étape majeure dans l'escalade entre Téhéran et Washington.


