L'interdiction éventuelle de la burqa fait polémique

L'idée d'interdire totalement le port de la burqa en France crée des divergences. Les récents propos de la secrétaire d'État à la politique de la ville, Fadela Amara suscitent des réactions. Elle a déclaré sur les ondes d'une radio nationale : "je suis pour l'interdiction de ce cercueil qui tue les libertés fondamentales". Par ailleurs elle "salue" et "approuve" selon le "Nouvelobs.com" les propos et la démarche tenus par André Gérin, député communiste instigateur de la demande de la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le port de la burqa.
Cette commission d'enquête, composée d'une trentaine de députés, aurait pour mission, selon le Nouvelobs.com de "définir des propositions afin de lutter contre ces méthodes qui constituent une atteinte aux libertés individuelles sur le territoire national".
Le ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, est allé dans ce sens également, sans pour autant le dire explicitement. Sur I-télé, il a souligné qu'il est "hors de question qu'on voit en France des femmes couvertes de la tête aux pieds, en tout cas la République n'a pas à l'encourager (...) la burqa est une oppression".
Quant à Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, il s'est prononcé pour une commission d'enquête et n'exclut pas un "recours à une loi".
A La Réunion, les "Zarabes" ont toujours pu pratiquer librement leur religion. Les femmes islamiques portent indifféremment le voile, le tchador ou la burqa...


