L'interdiction du port du voile intégral entre en application

Plus de voile dans les espaces publics à partir de ce lundi 11 avril. En principe, la loi "anti-niqab", soit le texte de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public, prend effet dès aujourd'hui. En cas de contrôle, le non-respect de celle-ci est passible d'une amende de 150 euros et d'un stage de citoyenneté. Voire d'une garde à vue de quatre heures au poste de police.
"i[Dans le cas où une personne refuse de se prêter à un contrôle, les conséquences de ce refus devront lui être exposées et notamment la possibilité, si elle persiste, de la conduire dans des locaux de police ou de gendarmerie pour y procéder à une vérification d'identité]i", explique la circulaire du ministère de l'Intérieur du 31 mars dernier.
b[Pleinement en vigueur dès le mois de juillet]b
La Réunion et Mayotte, fraîchement départementalisée, n'échappent pas à la règle. Malgré quelques points de discordance par rapport au territoire métropolitain. Ainsi, "i[l'application de la loi sera particulière à la Réunion après une demande des procureurs de la République de Saint-Denis et Saint-Pierre]i", avait expliqué en début de semaine dernière le capitaine Benjamin Brézé de la Police nationale.
En effet l'aspect "i[coercitif]i" ne sera pas appliqué "i[au moins jusqu'au mois de juillet]i", après les forces de police, de gendarmerie et la justice procéderont à un bilan des trois premiers mois d'application de la loi sur le voile intégral, celle-ci entrera alors en vigueur "i[normalement]i".
Concernant les époux qui forceraient les femmes à porter le voile intégral "i[par menace, violence, contrainte, abus d'autorité ou abus de pouvoir]i", la circulaire précise qu'ils pourront être passibles d'un an d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende, une peine qui sera doublée si la personne voilée est mineure.


