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L'incroyable Anniversaire

Ecrit par zinfos974 – le lundi 9 décembre 2013 à 10H22

Trente ans cette année que le sida tue ceux et celles qui n'ont pu dire non, qui ont été possédés par le pouvoir que détient leur sexe, qui minimisaient la maladie.

Entre temps, on a vu naître la première greffe d'un organe artificiel, du viagra, du boum de la chirurgie esthétique, des remèdes en grande quantité aux comestibles incorporés de corps étranger, néfastes pour l'humain.

La liste des trouvailles marquant les esprits durant ces trois décennies, s'est remplie d'exploits.

L'incessante recherche technologique finira pas exclure complètement l'homme de la production industrielle, d'une succession salariale.

Les guérisons, l'éradication des maladies contractées par contamination sont toujours présentes malgré des tonnes de médicaments, des milliards investis pour attaquer les  petites bêtes mises en cause.

Combien faudra-t-il encore d'argent, de morts, de médicaments pour nous annoncer qu'enfin l'homme n'aura plus besoin de barrières pour se donner à son exercice naturel, le plus rapporteur de « bien ».

La progression du  sida est due aussi à l'isolement du malade, de la famille à cacher la vérité, banalisant dans le milieu populaire cette maladie qui prend le même chemin que la syphilis dont on ne parle presque plus, qui continue d'infecter autant de femmes enceintes que le virus.

L'éducation qui a été faite pour l'homme moderne, le conduit à attendre de son gouvernement, des professionnels, la gestion des fléaux. Il se sent à l'abri  des étrangers, par qui, pour lui, le malheur arrive.  

Pour son trentième anniversaire, la bête peut s'enorgueillir des contraintes sanitaires qu'elle cause aux millions de personnes, et de son secret toujours pas encore élucidé sous d'innombrables appareils, encore moins dans les interminables réunions.  

Que l'on ne meurt plus systématiquement du virus est un constat évident qui n'épargne pas les malades de la grande souffrance morale, dans ce siècle, où le moindre des bobos se règle chez le praticien.

Je compatis, en ayant suivi durant des années un malade bourré de médicaments, hurler de douleur plusieurs jours avant de partir.

Jean Narsapa

 

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