Lettre ouverte à Marie-Luce Penchard
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Madame la ministre ,
La problématique des néo titulaires enseignants qui souhaitent rester dans l'académie renvoie à la question de l'inegalité de traitement entre administratifs et enseignants de l'Education nationale en matière de priorité d'emploi pour les originaires.
Madame la ministre de l'outre mer, les personnels administratifs doivent, eux aussi, pouvoir à l'instar des enseignants originaires bénéficier de points supplémentaires (1000 points pour les enseignants, 0 pour les administratifs) au niveau de leur barème de mutation qui leur permettraient un retour rapide au pays. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Le SGPEN CGTR est régulièrement saisi de demandes de mutations de collègues réunionnais qui malgré de nombreuses années passées en métropole se voient fermés la porte du retour au pays, faute d'un régime prioritaire, comme c'est le cas pour les enseignants originaires de l'île.
Le SGPEN CGTR vous demande de prendre toutes mesures utiles afin d’attribuer les postes offerts à la Réunion en priorité aux quelques originaires de notre département (gel de postes comme c’était le cas antérieurement) qui souhaitent venir tout en laissant la porte ouverte à tous.
Le SGPEN CGTR souhaite que le retour des administratifs réunionnais dans leur département d’origine soit en ce sens facilité.
L'actuelle rupture d’égalité de traitement entre enseignants et administratifs originaires, qui résulte d'une gestion à géométrie variable du ministère, n’est pas acceptable. Les administratifs ne doivent pas faire l’objet d’une "discrimination négative".
Au delà de l'Education nationale et par souci d'équité et de cohérence globale, tous les personnels de la fonction publique originaires de la Réunion doivent, à notre sens, pouvoir bénéficier d'un régime prioritaire pour revenir et travailler au pays.
Il faut savoir, à l'heure actuelle, qu'en l'absence de possibilité de retour dans leur île, de nombreux fonctionnaires réunionnais renoncent à passer des concours de catégorie A (personnels d'encadrement) ou refuse le bénéfice de ceux-ci.
Dès lors, quid des postes de responsabilité aux reunionnais ?
La Réunion doit rester une terre d’accueil, ouverte et tolérante mais les originaires ne doivent pas souffrir d’un long et parfois définitif exil, faute de mesures adaptées.
A St-Denis, le 18 mai 2010
LE SGPEN CGTR


