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Lettre ouverte à Madame Elizéon : se justifier n'est pas s'excuser...

Il y a quelques jours était diffusée sur une chaîne gratuite du câble une émission sensationnaliste véhiculant des clichés lamentables sur les réunionnais, à la limite du racisme le plus basique. Notre déléguée interministérielle "Outre-Mer" Sophie Elizéon, pourtant réunionnaise d'origine, ne trouva rien de mieux que d'apporter sa caution à cette émission lamentable en y participant, citant et s'appuyant sur l'ONGe "Sea Shepherd", qui s'est illustrée de façon dramatique il y a quelques temps en insultant publiquement les surfers réunionnais, en déposant moult plaintes pénales (toutes classées sans suite) contre ses détracteurs sur les réseaux sociaux, bref en se comportant de façon "quasi-terroriste". Suscitant l'ire des usagers de la mer en colère dont des proches de victimes, la déléguée a tenté de se justifier assez piteusement. Voici une appréciation critique de cette tentative de justification ainsi qu'une demande d 'éclaircissements autour de certains points développés par la dame.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 6 décembre 2013 à 11H44

Bonjour, j'aurais souhaité que madame la déléguée interministérielle explicite quelques points qui nous chagrinent et nous interrogent.

Nous avons bien lu votre tentative de justification en formes d'excuses qui n'en sont pas, et, avec sans doute toute la bonne foi du monde, vous nous avez exposé un certain nombre de choses :

1/ Vous vous êtes référée à l'ONGe Sea Shepherd, onge d'obédience biocentriste fondamentaliste dont le gourou Paul Watson s'est clairement rangé de par ses prises de position néo-malthusienne et anti-immigrationniste et ses accointances avec la sympathisante du FN Brigitte Bardot (un navire SSCS porte son nom !) dans le clan de l'extrême droite (ce qui vous a permis d'écrire que nous traitions cette organisation de "nazie (sic)". Vous justifiez cette piteuse référence par le fait qu'ils (SSCS) soient "les seuls à vous avoir envoyé un dossier". Dès lors une première question : êtes-vous au gouvernement de la République Française ou bien fonctionnez-vous comme un tribunal devant lequel il faudrait produire des dossiers et pièces, sur la base exclusive desquelles le juge -vous- rendra une décision (on appelle cela le principe "dispositif" en procédure civile) ? Sommes-nous en matière commerciale où les différents vrps/protagonistes doivent vous vendre leur soupe ? Ou bien s'agit-il d'une grave question intéressant les missions régaliennes de l’État Français ?

Cette justification est très inquiétante quant à votre façon d’appréhender vos fonctions au sein d'un gouvernement de la République Française : nous ne sommes pas des marchands de tapis, madame. Faites votre travail, allez chercher l'information.

2/ Vous justifiez votre participation à cette émission sensationnaliste et ras-de caniveau par le fait que vous n'avez ni vous ni vos collaborateurs "validé" l'émission : autrement dit vous justifiez une faute professionnelle par la commission d'une autre faute professionnelle, on peut en rester interdit, c'est assez original. Vous aviez le devoir de demander à visionner ou faire visionner l'émission avant diffusion, madame.

3 / Vous semblez outrée, bien que plus que contrite, par la "violence" de nos réactions... La question est très simple, madame : de qui vous moquez-vous ? Ne vous a-t-on pas appris les règles élémentaires de la décence ? N'êtes vous pas capable de comprendre que face à des décès atroces et des mutilations invalidantes, lesquelles sont la résultante indiscutable d'expériences "scientifiques" menées par des irresponsables, les victimes et leurs proches et défenseurs puissent être dans une grande colère ?

Au cas où vous ne soyez pas au courant deux plaintes pénales ont été déposées dans cette affaire, une première pour mise en danger délibérée de la vie d'autrui, une seconde pour homicide involontaire. Il semblerait qu'une certaine réserve doive s'imposer dès lors, quand on est membre d'un gouvernement, sous peine de violer le principe de séparations des pouvoirs entre l'autorité judiciaire et l’exécutif : en incriminant uniquement les victimes de ces attaques comme vous l'avez fait, vous prenez position dans une affaire judiciaire et vous commettez ainsi une grave faute professionnelle, laquelle semble traduire une certaine légèreté de votre part.

4/ Enfin, vous parlez de "menaces" à votre encontre : pourriez-vous avoir l'extrême obligeance de nous faire part de la nature et de la teneur desdites menaces ?

 

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