Les familles n'auront "plus le dernier mot" pour le redoublement de leur enfant
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Le ministre de l'Éducation a envoyé un courrier à la communauté éducative ce mardi matin. Gabriel Attal y annonce que "les professeurs auront désormais le dernier mot s'agissant du redoublement".
Cette lettre fait écho à l'étude internationale Pisa 2022 publiée par l'OCDE qui indique une baisse "historique" du niveau des élèves français en mathématiques.
"Dès le premier trimestre de l’année 2024, je publierai un décret qui rendra à l’équipe pédagogique - et non plus aux familles - le dernier mot s’agissant du redoublement de l’élève", a-t-il précisé.
Le nombre de redoublements a fortement baissé depuis le début des années 2000 et s'est stabilisé depuis 2016, selon un rapport de l'Éducation nationale. Certains syndicats saluent la décision du gouvernement de donner à l'équipe pédagogique la décision finale sur le sujet d'un redoublement mais d'autres rappellent que prévenir les difficultés des élèves reste la stratégie à privilégier.
L'Éducation : "Une vraie urgence nationale"
Gabriel Attal a annoncé que le brevet va aussi devenir plus difficile et indispensable pour accéder directement au lycée à partir de 2025. "La note du contrôle continu sera calculée à partir de la moyenne des notes disciplinaires que vous attribuez aux élèves, et non plus par les 'compétences' converties en points", a indiqué le ministre. Le contrôle continu constitue aujourd'hui la moitié de la note finale du brevet mais n'en représentera plus que 40% d'ici 2025.
Les élèves qui n'auront pas le brevet devront rejoindre une classe de 'prépa-lycée' pour "consolider leur niveau, rattraper leur retard et être mieux armés pour la suite", explique-t-il.


