Les éleveurs remontés contre la multiplication des contrôles de bien-être animal

Une délégation d'éleveurs, soutenue par la Chambre d'Agriculture, est venue interpeller la direction de l'alimentation et de l'agriculture (DAAF) de Saint-Pierre hier matin.
Selon eux, ils font l'objet de "sévères contrôles" sur leur cheptel, allant du bien-être animal jusqu'à l'identification, particulièrement depuis deux ans. "A force d'imposer une réglementation inadaptée et trop complexe, la filière ovine-caprine est aujourd'hui menacée", expliquent-ils.
De nombreux éleveurs ont fait part de leur intention d'arrêter l'élevage de moutons et de cabris compte tenu de ce qu'ils nomment "la sévérité des contrôles" mais également des pertes financières subies sur leurs subventions pour la culture de la canne à sucre, maraîchage ou encore bovins.
"Les informations dont nous disposons montrent que les éleveurs de la Réunion sont bien plus contrôlés que leurs collègues des Antilles alors qu'en matière d'identification et de bien-être animal, les éleveurs réunionnais sont de très bons élèves", ont argumenté les éleveurs, reçus par un représentant de la DAAF.
"Force est de constater que plus les éleveurs font des efforts, plus l'Etat renforce les contrôles jusqu'à décourager les professionnels", pestent-ils. Certains producteurs disent avoir déjà arrêté l'élevage ou pire ne font plus aucune déclaration afin de ne plus être harcelé par les contrôleurs.


