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Les dispositifs d'aide au cœur du conseil municipal de St-Denis

A la veille du conseil municipal de Saint-Denis, la maire Ericka Bareigts faisait un point sur les différents rapports qui seront présentés. Un conseil qui sera axé autour de l'économie et du social, avec de nombreuses aides à destination des plus précaires, comme la création d'une aide d'urgence pouvant aller jusqu'à 450 euros pour les étudiants touchés par la crise ou encore la création de restaurants "solidaires".
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 30 avril 2021 à 08H53

"Nous avons créé des dispositifs qui n'existent pas ailleurs. Notre volonté politique s'est accentuée avec l'environnement sanitaire et économique, ce qui nous fait dire que nous avons eu raison dans notre volonté d'innover", lance Ericka Bareigts.

Parmi les innovations portées par la municipalité du chef-lieu, le lancement à titre expérimental en juillet 2021 du projet ISOPOLIS. Porté par l'Institut de développement et de la Recherche (IRD), ce projet vise à passer au crible certaines des politiques publiques de la ville pour vérifier qu'elles contribuent à augmenter sa capacité à répondre aux différentes crises, qu'elles soient d'ordre écologiques, sociales, culturelles ou démographiques.

Ainsi, durant les 18 prochains mois, les services de la mairie vont bénéficier d'un accompagnement dans les domaines de la "Ville agricole" promue par la majorité municipale (résilience alimentaire), du bien-vieillir (résilience des seniors), de la culture et de l'histoire (résilience culturelle) ou encore dans la méthodologie de travail (résilience organisationnelle). "Quand on fait le Projet éducatif global, quand on donne la capacité de développer les talents artistiques, quand nous lançons le dispositif de licence solidaire ou la gratuité des bus, on a derrière ISOPOLIS", rappelle l'édile dionysienne.

Autre rapport qui sera présenté aux élus ce vendredi : le dispositif "Pass informatique", porté par le CCAS en soutien des familles les plus précaires. Une enquête avait été menée par le rectorat sur la période de confinement strict l'an dernier et il en est ressorti que 9% des écoliers dionysiens, soit environ 1.500 enfants sur les quelque 17.500 scolarisés à Saint-Denis, demandaient à recevoir une version papier du travail à faire. Partant de ce constat, la municipalité a imaginé un dispositif afin de réduire la fracture numérique et assurer ainsi la continuité pédagogique. Les familles le plus dans le besoin pourront bénéficier de matériels à faible coût et recyclés par l'Association pour le développement des ressourceries, l'insertion et l'environnement (ADRIE). Le pack comprend un écran, une unité centrale, une souris, un clavier et une imprimante. Pour l'heure, 120 ordinateurs ont déjà été distribués pour un montant avoisinant les 12.000 euros et près de 500 autres seront distribués d'ici la fin de l'année.

Des "restaurants solidaires" pour lutter contre le gaspillage alimentaire et rompre l'isolement

Toujours sur l'action sociale et pour faire face à au gaspillage alimentaire (compris entre 10 et 15% dans les cantines dionysiennes), mais aussi pour lutter contre la précarité des publics défavorisés ou encore des sans-abri, la municipalité va prochainement lancer des "restaurants solidaires" sur son territoire. Le principe : récupérer les surplus dans les cantines de la ville et les redistribuer par le biais des associations aux personnes les plus démunies. Prescripteur en la matière, le CCAS identifiera les publics en situation de détresse sociale et pourra les accompagner afin de bénéficier d'un repas sur une période donnée. Une expérimentation a déjà été lancée dans trois écoles de la ville (élémentaire Les Lilas à Sainte-Clotilde, élémentaire Damase-Legros au Chaudron et élémentaire Ruisseau Blanc à La Montagne). Pour rappel, plus de 2,7 millions de repas sont distribués chaque année aux 17 500 écoliers dionysiens dans les 44 cantines scolaires du chef-lieu.

"Nos cantinières font un énorme travail chaque jour. Nous avons réduit ce gaspillage alimentaire à 10-15%, mais il reste encore à faire sur ce point. Mais là aussi, nous sommes dans un cercle vertueux. Permettre aux publics précaires de manger ensemble c'est aussi rompre la solitude dont elles sont victimes, notamment les seniors", reprend Ericka Bareigts. 

"En simultané, nous travaillons aussi avec beaucoup d'associations qui vont créer un maillage sur l'ensemble du territoire et capter auprès des grandes surfaces les invendus pour pouvoir proposer ces repas. Il faut le faire avec humilité, on le fait pas à pas et sous cette forme", ajoute pour sa part David Belda, l'adjoint délégué aux affaires sociales.

Une bourse de 450 euros max pour 550 étudiants dionysiens

Autre aide annoncée, à destination des étudiants les plus précaires cette fois-ci, la création d'une aide pécuniaire de 450 euros maximum afin de faire face aux dépenses relevant du loyer, aux dépenses alimentaires ou à l'achat de fournitures scolaires. Ce dispositif est réservé aux étudiants dionysiens inscrits en première année post-bac et bénéficiaires de la bourse sur critères sociaux du Crous. "Près de 550 étudiants ont déjà été recensés pour l'attribution de cette aide et les modalités de cette dernière seront évalués par le CCAS", explique la conseillère municipale déléguée à la jeunesse, Aurélie Médéa.

L'élue revient également sur les récents partenariats actés par la ville dans le cadre de l'insertion ou de l'emploi, que ce soit avec la Mission Locale, Pôle emploi ou des entreprises privées. Sur le futur Décathlon qui ouvrira ses portes en novembre prochain sur le site de Prima, près d'une cinquantaine de postes seront réservés à des candidats dionysiens. "On se devait de réagir et de proposer une nouvelle forme de solidarité, pas juste donner pour donner. La ville est dans une démarche d'empathie dans cette période particulière que l'on espère qui ne va pas trop durer", termine Aurélie Médéa.

 

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