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Les Chroniques de tonton Jules #172 : « Ah que coucou ! »

« Ça y est, le v'là qui revient ! » soupirerez-vous. Eh oui ! Et s'il n'en reste qu'un... En fins observateurs que vous êtes, vous avez constaté que depuis un mois, pour des raisons qui n'ont pas voix au chapitre (mais entièrement de ma faute), j'avais cessé de faire ch... le peuple. Mais que voulez-vous, on ne se défait jamais de ses mauvaises habitudes. J'avais cessé de donner mon opinion mais pas d'observer la société et le monde qui nous entoure. Ben... qu'il s'agisse du vaste monde ou de nos abords immédiats, c'est pas mieux. Revue de détail...
Ecrit par Jules Bénard – le jeudi 20 juin 2024 à 14H53

Erika et Johnny : « Ah que coucou ! »

L'autre matin sur la 1ère, on a demandé à notre petite maire son avis sur l'incongruité du maire de la Plaine-des-Palmistes. Bon Dieu, qu'est-ce qu'elle lui a mis, l'Erika. Et nous étions tous derrière elle : « mèt' encor lapassé ! » J'y reviens plus loin.

Mais Erika a dit une chose qui m'a profondément  choqué.

Je l'aime bien, Erika. Elle est manifestement soucieuse du bien de sa population, logements, salubrité, femmes et enfants battus... Quant aux espaces verts, aucun de ses prédécesseurs n'en a fait le dixième, je suis bien placé pour le savoir, habitant à quelques mètres du Parc de la Trinité : Saint-Denis est devenue une vraie ville verte.

Mais, reprochant à Johnny Payet de vouloir détruire tout ce qui fait notre originalité coutumière, elle a cité les batailles-coqs. Holà ! Cette coutume barbare et sanguinaire serait signe patrimonial ? Dieu me garde ! dirais-je si je croyais. Cette sombre sauvagerie sanglante est répandue partout et pour ce qui nous concerne, elle nous vient de nos premiers ancêtres du Nord. Certains vont encore me bouffer le foie (je leur souhaite bien du plaisir) parce que, paraît-il, il y a tant d'amour entre le gallinacé et son maître que ce dernier envoie son chéri ailé se faire étriper avec amour...

En fait de coutumes, je préfère la sauce sardines èk gros pois et rougail tomates-arbustes (2 francs par personne)...

Johnny Payet, justement

Cet extrémiste de droite, en préconisant l'oubli de l'esclavage, non seulement fait table rase de la souffrance de millions de personnes mais, ce faisant, se comporte comme tous les extrémistes de la planète, droite et gauche confondues. Dans l'Urss stalinienne, il était de bon ton d'effacer des photos officielles les portraits d'anciens héros. de la Révolution tombés en disgrâce. Pinochet a fait détruire tous les portraits d'Allende. Trump a annulé l'Obama Care. Etc.

Or, l'Histoire est ! Elle n'a pas à se plier aux désidérata dialectiques d'illuminés d'antan. Elle est et ne changera. pas pour plaire à je ne sais qui. Et ses traces, pour désagréables qu'elles puissent parfois être, doivent rester bien en vue. Ne serait-ce que pour ne pas répéter les mêmes monstruosités. Je suis anti-communiste indécrottable mais j'ai été contre la destruction des bustes de Staline. Pour ne pas oublier les  monstruosités que ce bouc sanguinaire a commises.

Morel, Poudroux... bof !

Je connais bien Me Jean-Jacques Morel et le président Jean-Luc Poudroux. Une certaine amitié est née entre nous. Pour le second, cela remonte aux bancs du vieux lycée Leconte-de-Lisle ; pour le premier alors que je faisais les chroniques judiciaires.

Je n'ai aucune raison, ne partageant pas leurs récentes déviances, de renier cette amitié. Ce qui n'a pas manqué de faire s'insurger certains amis : « Comment ! Mais il sont devenus extrémistes... » Et alors ? Et après ? Le droit d'opinion est dans notre Constitution. Qui plus est, ils ne m'ont pas craché au visage. J'ai aussi, tout anti-communiste que je suis, d'excellents amis membres du PCR. Je combats des idées ; je ne me bats pas contre des humains. Et même, je les défendrai lorsqu'ils seront attaqués en raison de leurs idées.

« Je suis contre ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire » (Voltaire).

Le bac à 19 heures, n'importe quoi !

J'ai été, comme beaucoup, estomaqué d'apprendre que certaines épreuves du bac se déroulaient à 19 heures. Difficile de faire plus con.

Soi-disant pour que les candidats d'ici concourent aux mêmes heures qu'en Hexagone. Ah bon ? Nous avons pourtant ici de grands professeurs d'Université parfaitement capables de mettre au point des sujets à la hauteur, quitte à soumettre ces sujets au ministère parisien, des sujets qui ne seraient ni inférieurs ni supérieurs aux autres.

Imagine-t-on la fatigue de nos jeunes à 19 heures ?

Je me souviens bien de mon bac philo en 1966. Le stress était déjà là ; la fatigue (des révisions) aussi. Je ne me serais jamais vu plancher sur « Connaissance générale ou spécialisation technique ? » à 19 heures. De quoi se torcher dans une peau de banane !

900 morts à La Mecque, les pauvres gens.

Une canicule à plus de 50 degrés ! Pas étonnant que plus de 900 croyants, venus accomplir un des piliers de leur foi, y aient laissé leur vie.

On m'a donné un Coran, il y a  longtemps. Je l'ai lu. Non par foi (je suis agnostique) mais parce que lorsqu'on me donne ou qu'on me prête un ouvrage, la moindre des courtoisies à l'égard du donneur est de le lire. Pour pouvoir en discuter en connaissance de cause. J'y ai d'ailleurs découvert mille-et-une notions philosophiques totalement à l'opposé des miennes mais qui suscitaient réflexion. C'est déjà beaucoup.

Je n'y ai vu nulle part que le fidèle devait mourir pour son Dieu. Or ce désastre était largement prévisible. Ne pouvait-on reporter ce Hadj, que je respecte, à des temps plus doux, des temps respectant la dignité humaine ?

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