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Les autorités veulent reconquérir l’espace public en harcelant les trafiquants de drogue

Les autorités en charge de la tranquillité publique ont souhaité faire passer un message ferme ce mercredi : les trafiquants de drogue doivent s’attendre à être continuellement dérangés dans leur business.

Ecrit par Régis Labrousse – le mercredi 13 décembre 2023 à 14H08
"Être constamment présent", c'est le credo des forces publiques

« La répression sans faillir et sans trembler ». La procureure de la République a délivré ce mercredi matin à Saint-Denis un message clair. Les trafiquants de drogue doivent s’attendre à être perpétuellement dérangés dans leur juteux commerce.

L’objectif de l’instance judiciaire était ce matin de « soutenir l’action au quotidien des services de police » car, comme le signale la procureure, « ce n’est pas parce qu’on est là aujourd’hui qu’il ne se passe rien les autres jours ». Depuis longtemps donc, les forces de police et de gendarmerie occupent le terrain sur les secteurs identifiés comme étant des lieux de trafic.

Ce matin, à titre d’exemple, une opération avec notamment l’apport de l’équipe cynophile était menée à Saint-Denis dans le secteur du Petit Marché et du Boulevard Jawaharlal Nehru.

Au côté des grands schémas d’intervention qu’est la prévention, l’accompagnement des usagers de produits stupéfiants, en portant l’accent sur l’aspect de la santé, forces de l’ordre et justice s’attèlent à rendre la vie des dealers moins faciles. « Nous devons effectivement harceler ceux qui s’enrichissent sur les faiblesses des autres et sur leur santé », ordonne Véronique Denizot.

Le risque de la gangrène

L’autorité judiciaire qu’elle représente en fait une priorité pour ne pas perdre définitivement la partie face à « une délinquance mouvante, habile et qui s’adapte ».

« Si nous ne réagissons pas maintenant avec une politique pénale ferme en demandant à nos collègues du siège de condamner à la juste valeur les faits commis, nous risquons d’être dépassés et de voir cette merveilleuse île gangrénée par des problèmes de stupéfiants », approuve la procureure de Saint-Denis.

« Harceler un point de deal, c’est faire comprendre que l’espace public n’appartient pas aux trafiquants de drogue, il appartient aux Réunionnaises et Réunionnais qui veulent pouvoir vivre tranquillement dans ce quartier, donc l’insécurité doit être du côté des trafiquants », avise le préfet Jérôme Filippini aux côtés de Laurent Chavanne, directeur territorial de la police nationale.

« Il y a une vingtaine de points de deal qui sont identifiés à l’échelle de l’île. Il y en a huit qui ont été démantelés depuis le début de l’année mais au-delà de ceux qu’on arrive à démanteler, il y a ceux qu’on harcèle, c’est-à-dire qu’on occupe le terrain. Alors parfois ils vont se réinstaller ailleurs, on ira les déranger là où ils sont installés », promet le représentant de l’Etat.

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