Le tourisme à la Réunion pratique encore la culture sur brûlis

Même si on vient à la Réunion découvrir l'île intense, il est toujours intéressant de proposer à la fin du séjour un peu de bronzette afin d’augmenter le taux de remplissage des hôtels de Saint-Gilles. Au lieu de cela, la plage est interdite aux usagers et les gravats encombrent encore la plage, deux mois après. N'importe quel débile est capable d'imaginer qu'une situation pareille est impensable aussi bien sur le site de la tour Eiffel à Paris que sur la plage de Grand Bay à l'île Maurice, l’autre "île Vanille". Voilà pourquoi les soi-disant "especialliss" du tourisme n'ont aucune crédibilité lorsqu'on les entend pleurnicher sur le développement du tourisme et des emplois de ce secteur à la Réunion. Ils ont saccagé Saint-Gilles, le littoral de la côte Ouest, comme il y a 300 ans, les accapareurs qui pratiquaient la culture sur brûlis. Quand les sols étaient lessivés, les rendements réduits à zéro, ils allaient défricher la parcelle au dessus.
Aujourd'hui les mêmes exploiteurs veulent défricher le cœur du parc national: le JIR du 25 octobre nous a appris qu'au 6ème forum économique des îles de l’océan Indien, à l’atelier “développement durable”, Christian Delherm, le chargé de mission de la délégation régionale au tourisme, est venu présenter le projet “écolodge” de la Réunion: des hôtels isolés, c’est à dire le mitage du cœur naturel du parc de la Réunion pourtant inscrit, il y a quelques mois à peine, au patrimoine mondial de l'humanité : la forêt de Bélouve, le piton Bois-Vert ou Piton de Bert et la Pointe du Tremblet.
L'argent pour eux, les sites saccagés pour nous.
Pitoyable et révoltant.
Jeanicot


