Le Tampon : Couverture sur la ville ?

Tout cela a suscité ma curiosité et j'ai voulu savoir ce qu'autour de moi on pensait ; les incompréhensions et désapprobations furent légion et voici la synthèse des réponses et réactions.
Les plus toniques, les plus rétifs, semblèrent révoltés sans aménité, dirent : " c'est nout l'argent". Bref, ils préféreraient "qui arrange zot chemin, qui bouche les trous, qui nettoi zot ravine, qui mette deux buses par ci par là, qui arrange ça ou ça etc etc"...
Les plus pondérés, pas moins en colère, s'ingénièrent sans succès à trouver une explication idoine et s'interrogèrent sur la faisabilité du truc (techniquement et financièrement) ainsi que sur son utilité (aspect confort et commercial).
De plus, ils semblèrent pleins de désespérance car, ce potentiel projet, ils le trouvèrent kafkaïen, rupin, compte tenu de la situation économique et sociale actuelle en général. Il y eut donc une vraie levée de boucliers du fait qu'ils pensèrent qu'il y aurait bien d'autres priorités.
Il ne faudra pas les blâmer ces quelques dizaines de braves citoyens qui ne sont ni des gugusses ni téléguidés. Ils n'ont pas le don d’ubiquité et ne peuvent, de ce fait, être en même temps de chaque côté de la barrière.
Reconnaissons le, l’exotérisme et l'opacité qui entourent ce " zafaire " abscon font qu'ils n'eu ont, logiquement, qu'une vision subliminale.
Dans peu de temps, que se passera t-il à une plus grande échelle ? Pour le savoir – et cela n'engage que moi – je pense qu'il faudrait communiquer mieux ou plus, qu'il faudrait peut-être désambiguïser, qu'il faudrait "locher" l'opinion comme on dit, bref, jeter un petit caillou au milieu du plan d'eau, recueillir et analyser les résultats.
Si aucun blanc-seing vous est donné Monsieur le Maire, je suis certain que, plein de sapience, vous écouterez la voix du peuple car, le politique visionnaire que vous êtes sait très bien qu'agir autrement ferait se brésiller son incontestable popularité tandis qu'une étiquette d'autocrate lui sera collée sur le front en guise de contredanse populaire.
Agir autrement voudra peut-être dire aussi devoir faire mieux que DU GUESCLIN car le danger ne viendra pas que de droite ou de gauche mais de partout. Comme dit Bobby dans KLB « André, ou connait, mi aime a ou bien (sic) et si vous me permettez de vous donner un conseil amical je vous dirais : " réfléchi, fait pas n'importe coça ; mi voudrait pas qui arrive à ou d'zistoires, alors, tention, allé pas rode ou même un fouète po donne bana po coupe out fesse".
Gilbert du Tampon


