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Le serpent est toujours dans l’œuf…
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Ecrit par zinfos974 – le vendredi 22 novembre 2013 à 16H05

Au travers de son excellent film « L’œuf du serpent », Ingmar Bergman tente de nous démontrer que l’intolérance, mais bien au-delà le fascisme, avance toujours cachée, on peut même dire que les idées d’extrêmes droites tentent toujours de se cacher sous une façade ripolinée à grands coups de bons sentiments.
Si les dernières frasques de l’avant-garde facho sont ignorées ou même réprimandées par le haut commandement « Bleu Marine » il n’en demeure pas moins que « Le serpent est toujours dans l’œuf » près à éclore comme le laisse suggérer le titre du film cité plus haut.
Comparer une des femmes des plus intelligentes, et des plus intellectuellement riches (toutes idées et sentiments politiques mis à part) de notre début du 21e siècle à une guenon, cela relève bien de la diffamation à connotation raciste, il en aurait été de même si cette personne avait été une citoyenne lambda bien évidemment !
Quoi qu’il en soit, cela prouve que parfois les meilleures peintures s’écaillent et laissent apparaître la matière brute qui menace notre démocratie. Il ne faut pas se bercer de mots, mais aller directement au but : Le FN est un parti à connotation fasciste. Il est évident que si du temps de « l’ancêtre », les Skins et autres crânes rasés portant grosses godasses et affichant un sourire niais tenaient les hauts du pavé des manifs et rassemblements FN, cela en faisait un parti nauséabond et pas franchement sexy.
Alors, comment accéder et entrer dans le club des partis politiques fréquentables si ce n’est par un ravalement de façade couleur bleue marine ! La presse n’est pas innocente dans cette affaire en dressant tables et couverts pour le représentant de ce parti « dédiabolisé », mais ne jetons pas la pierre, car là où la presse est inexistante le fascisme de toute obédience fait son lit… le double et lâche assassina des journalistes de RFI par des fascistes islamistes est la preuve que la presse est encore un des rares remparts contre le totalitarisme.
On peut il est vrai, montrer du doigt les politiques, en premier lieu le PS qui à force de libéralisme et de dérive de droitière pousse l’UMP vers son extrême pour tenter de continuer à exister, mais cette explication est elle suffisante ?
Il ne reste donc que la Crise pour expliquer le glissement vers l’extrême droite de toute une fange de la population, mais la crise, c’est qui, c’est quoi ? Quelle importance, car la vérité est toute simple le FN n’est que le reflet de nos errements, de nos démissions et surtout de notre addiction à une société de consommation qui nous fait oublier que la France a été l’un des flambeaux des lumières !
La vérité elle est simple et sans aucun artifice, recentrons-nous sur des valeurs humanistes, pour cela retrousser ses manches ne suffit pas, il faut se recentrer sur soi - même et tenter d’analyser nos désirs les plus profonds. Quels sont par exemple les besoins qui pourraient faire sonner en nous la mélodie du bonheur ? Qui est l’autre ? celui qui ne nous semble pas être comme nous ? De la connaissance naît la renaissance et surtout la reconnaissance, alors de vastes horizons s’ouvrent à notre envie de vivre. L’esprit étroit qui peuple le cerveau d’abrutis en mal de reconnaissances est dirigé par une main de fer dont l’aboutissement est le pouvoir pour le pouvoir.
La vie c’est la somme de nos expériences et de nos cultures, la séparation est la conséquence de désirs fasciste, le fascisme est de tout temps malheureusement… il est la face émergée des jalousies et des frustrations inavouées ; le fascisme c’est le résidu le plus nocif du cerveau animal, sans le contrebalancement qu’est ou qu’était l’instinct de survie. N’oublions pas qu’à l’origine des frontières étaient les rois, les frontières se sont constituées au fil des guerres menées par un seul homme pour la satisfaction de voir s’étendre son empire et avec cela son pouvoir !
J’aime cette phrase du chanteur Pierre Barhou, je l’offre à Christiane cette femme des lumières :
Aujourd'hui, Je suis ce que je suis
Nous sommes qui nous sommes
Et tout ça, c'est la somme
Du pollen dont on s'est nourri.
Tout cela pour dire que si le serpent est toujours dans l’œuf, il est toujours possible de tuer l’idée avant qu’elle n’éclose, tout simplement en développant l’enseignement humaniste. Je conclus avec cette citation de Victor Hugo : « Ouvrir une école, c’est fermer une prison » j’y rajoute : « À condition d’y enseigner les valeurs d’une république profondément humaniste. »
Guy-Philippe Dufour
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