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Le scandale du protocole médical

Ecrit par François-Michel Maugis – le mercredi 24 septembre 2025 à 09H32

- courrier des lecteurs -

Il est sûr que les producteurs de médicaments ne peuvent se passer de la compétence des médecins. Cela dit, certains articles de presse et même certains médecins dénoncent une faiblesse des services de l’Etat pour ce qui est du contrôle des médicaments, fonction tenue par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) Le plus choquant serait que les revenus de certains médecins de haut rang, proviennent à plus de 50% des laboratoires dont ils sont chargés d’évaluer ce fameux rapport bénéfice/risque, avant de leur octroyer le sésame : l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Il y aurait donc conflit d’intérêt entre ceux qui prescrivent et ceux qui produisent. Certains médecins tentent de se défendre en prétendant que l’Etat, dont c’est le rôle, ne fait pas son boulot en sous-traitant cette activité de contrôle au Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM). Il semble vrai que ces liens (ANSM/CNOM) ne sont pas clairs. Mais le problème va malheureusement plus loin que cela :

1 – Les médecins, semble-t-il, n’ont pas le choix. En effet, pour chaque maladie identifiée, le CNOM a établi un protocole qu’il est impératif de respecter sous peine de ne plus être protégé par son assurance RC.

2 – Lorsque l’on parcourt les notices des médicaments, on est en droit de se demander si les chiffres annoncés concernant certains risques, sont exact. Certaines occurrences d’effets secondaires graves sont évaluées à une chance sur dix mille. On a du mal à imaginer comment ce chiffre a été trouvé. De l’aveu de certains médecins, il faudrait diviser ces chiffres au moins par deux.

3 – On peut également légitimement se demander si un rapport positif bénéfice/risque est le même lorsque vous est administré par le corps médical, 5, 6, 8 médicaments ou plus chaque jour. L’exemple de personnes âgées décédées par suite d’une sur-médication, est malheureusement trop fréquent.

4 – De l’aveu même de certains médecins, cette standardisation de la médecine (une maladie/un traitement) qui semble ne pas tenir compte des différences entre malades, n’est pas acceptable.

5 – La médecine occidentale semble privilégier d’une manière excessive le traitement du mal au détriment d’activités et de conseils préventifs pour l’éviter.

6 – En définitive, ces protocoles médicaux peuvent être considérés comme scandaleux dans la mesure où ils déresponsabilisent le médecin et favorisent une production et une consommation excessive de médicaments.

7 – Mais le plus grave c’est que cette tendance délétère va finir par décrédibiliser la médecine, alors que plus que jamais, une population aveuglée a besoin de conseils et d’orientations positives en matière de santé.

François-Michel MAUGIS

http://www.assee.fr/

Etiquettes : Médicament

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