Le proxénète présumé fabrique aussi de faux laissez-passer de l’ONU

Mohamed Salim Rangila ne cesse de nous surprendre. Ce "singulier personnage" est en détention provisoire à la prison de Domenjod depuis février pour des faits de proxénétisme aggravé à Saint-Denis. Ce n’est pas la première fois que le commerçant de 61 ans est face à la justice. Il a déjà été condamné pour agression sexuelle, agression sexuelle sur mineure, dans les deux cas alors qu’il était l’employeur des victimes, subornation de témoin, tentative d’escroquerie et fraude.
Mais ce jeudi, devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis, Mohamed Salim Rangila, 61 ans, a été jugé pour la confection de faux laissez-passer de l’ONU entre 2015 et 2018. Pourquoi faire ? On en sait trop rien. "Pour frimer", explique-t-il. Pour faire l’intéressant, donc, il aurait dépensé 500 euros – il dit aujourd’hui qu’il ne s’agissait que de 200 euros – pour obtenir l’aide d’un Sénégalais dont il ne dévoile pas l’identité. C’est lors de la perquisition de son domicile dans l’affaire de proxénétisme que quatre laissez-passer ont été découverts. Des imitations grossières, selon un expert, mais qui pourraient tromper un amateur.
6 mois de prison ont été requis contre le détenu. Le tribunal l’a condamné à 3 mois.


