Le Programme Minimum Commun d’Alternative Démocratique et Citoyenne aux Accapareurs* des partis politiques
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Fiche n° 1 : une gouvernance démocratique à rétablir
Un constat : la gouvernance actuelle des "accapareurs" :
Plusieurs critères amènent à l’analyse critique de l’action de Paul Vergès et le zembrocal de l’ "Allégeance" de ses partisans mais aussi de trop nombreux "opposants" qui se sont bien peu opposés quand il ne se sont pas vendus et couchés.
Le premier et le plus important est le mode de gouvernance qui repose sur le mélange de deux concepts dogmatiques :
@ le premier à proscrire avec force car nous sommes en République Française et non dans une République Populaire Démocratique sous la main-mise d’un parti communiste, le PCR, s’autoproclamant le représentant des couches populaires et, à ce titre, justifiant le fait qu’il gouverne selon les stratégies, les impératifs, les intérêts et les choix de ses apparatchiks cooptés autour d’un leader et sa famille façon "Ceauscescu" en Roumanie ou Castro à Cuba ( théorie des ex-parti communistes censés diriger les peuples des pays où les soviétiques les avaient mis au pouvoir et dont l’histoire ces 20 dernières années a montré l’échec du système soviétique )
@ les Réunionnais ont voté majoritairement pour eux donc ils ont un chèque en blanc pour la durée de leurs mandats et bien au-delà puisqu’ils envisagent d’engager selon leur bon vouloir au moins deux ou trois générations de Réunionnais. Or "l’Allégeance" n’a recueilli en 2004 que 135 706 voix sur 274 162 exprimés, soit 44,85%, moins d’un exprimé sur 2 et seulement 29,26% des 463 676 inscrits, soit moins de 1 Réunionnais sur 3 donc leur légitimité est loin d’être majoritaire.
Cette pratique de gouvernance biaisée n’est pas que le fait du PCR et de la région, elle est le fait de tous les partis politiques de l’île : P.S. ( voir les conflits et dénonciations internes ), U.M.P. ( voir l’élection de St Paul ), le MODEM ( n’existant que par un maire cumulateur de mandats et un président insignifiant avec un nom mais sans mandat ), le Nouveau Centre ( avec un justiciable permanent ), les Verts ( pseudo écologistes faire valoir du rouge du P.C.R. ) et tous ces soi-disant représentants de la société civile qui ne sont que des "alimentaires" vivant et prospérant de la manne de l’argent public régional généreusement distribuée ( l’Université de la Réunion en est un exceptionnel exemple avec son président actuel mis en place par la région ).
Mettre fin à un système de gouvernance qui est devenu un système quasi féodal dans lequel la possession d’un ou plusieurs mandats électifs permet de maîtriser la gestion de l’argent public en fonction non plus de l’intérêt général mais des intérêts des petits groupes humains ou familiaux qui, par l’intermédiaire de partis politiques sur lesquels ils ont mis la main, accaparent cette manne financière locale mais aussi nationale et européenne qu’ils détournent au profit des dirigeants de l’appareil, le parti, dont ils sont redevables et se considère en droit d’avoir des exigences en retour de leur rôle.
*"accapareurs" : groupe de personnes ou famille qui, dans la société française actuelle, s’approprient les fonctions dirigeantes d’une association ( un parti politique en l’occurrence ) pour se garantir l’accès aux mandats électifs, aux revenus et aux pouvoirs financiers de l’argent public qu’ils induisent et grâce auxquels avec une pratique de clientélisme ( comme dans la Rome antique ) s’attachent le soutien et la complicité d’un certain nombre d’adhérents.
La solidarité entre les partis politiques actuels quant à la pérennité du système qui les fait exister et prospérer prévaut sur l’intérêt général, sur les valeurs devenues désuètes de la République Française qui ont été remplacées par la seule valeur mondialement reconnue du monde néo-libéral : l’argent, surtout public, élément déterminant pour la main-mise sur le pouvoir qui assure en retour la pérennité de la main-mise sur l’argent public, le plus important en masse dans notre société insulaire ( comme dans notre pays et comme dans le monde actuel ).
Il est aisé de constater qu’aujourd’hui les organismes d’Etat chargés de contrôler et de légalement mettre un terme à toutes les dérives et perversions sur l’usage malhonnête de l’argent public, la chambre de la cour régionale des comptes, les brigades financières de police ou de gendarmerie, la justice via le procureur de la République, ne jouent qu’à la marge, et de façon nettement insuffisante leurs rôles, faute de moyens, faute d’une volonté politique morale et citoyenne ( voir la fort regrettable disparition programmée du juge d’instruction ).
Une équipe qui entend changer cette gouvernance perverse à la Réunion, et rétablir les valeurs devenues virtuelles de la République Française, doit rendre aux Réunionnais leur citoyenneté dans son intégralité en les rendant acteur de leur devenir grâce aux moyens modernes d’information et de communication qui permettent d’élargir considérablement et de façon plus efficace la mobilisation de tous ceux qui entendent ne plus abandonner à des "accapareurs" leurs droits et devoirs de citoyens.
Une perspective : une gouvernance démocratique interactive
Pour pouvoir rendre au maximum de citoyens leur rôle d’acteurs dans la société dans laquelle ils vivent et à laquelle ils contribuent pour eux, leurs familles, la collectivité locale, nationale, humaine planétaire, il convient de procéder à l’analyse du rôle de l’élu et des conditions de l’exercice de son mandat, et évidement aujourd’hui des dérives qui sont les siennes dans les vieilles démocraties représentatives. L’élu n’est qu’un mandataire qui pour jouer son rôle doit de façon démocratique prendre tout au long de son mandat les avis de TOUS ses concitoyens et non pas que de ses seuls partisans et que de l’appareil qui lui a donné les moyens de "gagner" son mandat. Les N.T.I.C. à cet égard rendent possibles aujourd’hui cette nouvelle conception et vision de la vie sociale et politique ( "politique" étant entendu dans le sens "s’occuper de la chose publique dans l’intérêt général du plus grand nombre" ) dans le cadre d’une démocratie vivante et dynamique interactive. Un mandat ne doit pas être un "chèque en blanc" pour sa durée et doit bien au contraire donner lieu à l’expression la plus active des mandants et à compte-rendu les plus fréquents et exhaustifs possibles en cours d’exercice. C’est le prix à payer pour assumer le rôle d’élu qui n’est pas une obligation imposée mais bien un engagement volontaire de celui qui le sollicite. La tendance actuelle à cumuler les mandats pour cumuler les revenus doit cesser et se voir substituer de ne confier qu’un mandat électif unique à chacun des candidats. Le mandat électif ne doit plus déboucher sur la professionnalisation et encore moins sur le moyen d’enrichissement personnel, familial, clanique ou partisan. Une obligation que doivent s’imposer et respecter les partisans du Programme Minimum Commun d’Alternance Démocratique et Citoyenne est le respect d’un mandat électif politique unique.
Antoine Franco


