Le "petit effort" attendu ? Les pétroliers bien partis pour baisser les prix des carburants de 5 centimes par litre

Après plusieurs jours d’impasse, les compagnies pétrolières pourraient consentir un premier effort. Une réduction de 5 centimes par litre serait envisagée, pour tous les usagers. Des pourparlers sont en cours depuis ce lundi 27 avril.
Le déblocage serait-il enfin en vue ? Les négociations autour des prix des carburants, qui patinaient jusqu'alors, devraient connaître un début d’issue. Selon les informations initiales de nos confrères d'Imaz Press, les compagnies pétrolières envisageraient une baisse de 5 centimes par litre, appliquée à l’ensemble des consommateurs.
Une évolution qui interviendrait après une semaine de discussions sans résultat tangible. Plusieurs sources l'ont confirmé tout au long de l'après-midi, lundi 27 avril.
Dans cette hypothèse qui, selon nos informations, pourrait devenir réalité dans "les prochaines heures", cette diminution reposerait sur une contribution partagée entre les principaux acteurs du secteur. Les groupes TotalEnergies, Ola Energy, Engen et Rubis, ainsi que la Société réunionnaise des produits pétroliers, pourraient chacune participer à hauteur d’un centime. Au mieux.
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Il se dit qu'au moins trois d’entre elles seraient déjà prêtes à s’engager, tandis qu’une dernière hésiterait encore, sous l’œil attentif des autorités. Sur ce point, la préfecture n'a pas avancé davantage de précisions.
Reste que cette ouverture marquerait une rupture après des jours de blocage. Les réunions organisées en préfecture n’avaient jusqu’ici débouché sur aucune annonce concrète, nourrissant l’inquiétude des acteurs économiques. "Nous sommes ressortis comme nous sommes rentrés, sans rien", regrettaient récemment des représentants syndicaux, dénonçant l’absence de réponse face à l’urgence.
Une baisse suffisante ?
Car la situation s’est brutalement dégradée début avril.
En l’espace de quelques jours, les prix à la pompe ont connu une envolée rare, avec des hausses de plusieurs dizaines de centimes sur le sans-plomb comme sur le gazole. Une nouvelle augmentation serait même attendue au 1er mai, rapprochant le diesel du seuil symbolique des 2 euros le litre.
Face à cette flambée, les collectivités ont tenté d’amortir le choc. La Région d'Huguette Bello a notamment conditionné une aide supplémentaire à un "engagement des pétroliers en faveur de l’ensemble de la population".
Une pression politique qui semble aujourd’hui produire ses premiers effets.
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En parallèle, d’autres leviers continueraient d’être étudiés. L’Union interprofessionnelle de défense des entreprises réunionnaises défend notamment l’idée d’un ajustement des prix basé sur les stocks achetés avant la hausse, afin de lisser l’impact pour les consommateurs sans affecter directement les marges des opérateurs. Une piste désormais intégrée aux discussions.
Sur le terrain, la mobilisation reste en suspens. Les professionnels de la route ont par ailleurs choisi de temporiser dans l’attente d’un geste concret. Mais la tension demeure vive et pourrait rapidement se raviver en cas de déception.
Cette baisse de 5 centimes devrait constituer un premier signal d’apaisement. Sera-t-elle suffisante ?


