Le groupe hospitalier de l'Est responsable de la mort d’un patient ?

La famille d’un homme d’une soixantaine d’années, décédé le 18 octobre 2017, réclame justice. Ses neuf frères et sœurs reprochent au Groupe hospitalier Est Réunion (GHER) d’être responsable du décès de leur frère.
Selon leur avocat, le bâtonnier Georges-André Hoarau, le malade s’est rendu aux urgences à 17h31 souffrant de fièvre, frissons et d'une gêne respiratoire, mais n’aurait été vu par un médecin qu’à 18h42. A 20h05, le médecin concluait à un pronostic vital engagé. Il n’aurait malgré tout pas été hospitalisé dans l’unité de soins continus en raison de l’absence de lit et n’aurait donc pas bénéficié d’une surveillance étroite "indispensable au regard de son état de santé", précise le bâtonnier. Le soir même, le patient est retrouvé en arrêt cardio-respiratoire et décède à 23h49.
Le manque de prise en charge de ce monsieur est pointé du doigt et la fiche le concernant remplie "sans aucune considération" à 22h en attesterait. Il est indiqué notamment qu’il ne consommait pas de tabac alors que c’était un gros fumeur et qu’il ne présentait aucune difficulté respiratoire alors que le motif même de son hospitalisation était une dyspnée (difficulté respiratoire). Une prise en charge "défaillante" qui aurait conduit à son décès.
Sa famille demandait donc lundi des indemnités devant le tribunal administratif, non seulement pour ces faits-là mais également pour avoir été informée du décès cinq jours après les faits. Le compte-rendu d’hospitalisation indiquait "tentative infructueuse de joindre la famille d’accueil". En effet, le patient était pris en charge par l’association Momon Papa Lé La.
Un an après les faits, la famille du défunt avait sollicité l’indemnisation de leur préjudice en courrier recommandé mais aucune réponse n’avait été formulée par l’hôpital.


