Le Conseil général vote la création du GIP – SAP

“Vous serez repris par tous ceux qui seront dans ce GIP. Ne vous laissez pas intoxiquer”, a commencé par dire Nassimah Dindar. La présidente du Conseil s’est ensuite directement adressée aux salariés de l’ARAST, présents dans l’hémicycle.
“Je m’engage ici avec les élus de la majorité. Ici, Le Conseil général ne peut prendre la responsabilité de rembourser les indemnités de rupture de contrat. C’est possible pour les petits montants, mais pas pour ceux qui ont 25.000 euros. Nous devons protéger les finances de notre collectivité”, a poursuivi la présidente.
Serge Hoarau a contredit cette position. “Ils ont droit à leurs indemnités, car il n’y a pas eu de transfert de salariés de l’ARAST vers le Conseil général. Ils ont été licenciés, ils peuvent tout de suite être embauchés et conserver leurs indemnités”.
L’opposition départementale a tenté ensuite de faire inscrire dans la délibération la pérennisation des emplois des ex-salariés de l’ARAST. Nassimah Dindar a répondu : “Cette délibération, ce n’est que pour la création du GIP – SAP. C’est à partir de là que se feront les reprises et la pérennisation des emplois”.
Face à la position de la majorité, Stéphane Fouassin et ses collègues d’Objectif Réunion se sont donc abstenus lors du vote. La création du GIP – SAP a été donc votée que par la seul majorité composite.


