Le collectif Nout'Gayar Salazie demande la transparence sur les travaux "en cours et à venir"

En cas de fin de non-recevoir de la part des différents partenaires, le collectif assure qu'il se réserve le droit de porter plainte "contre les services compétents". Par ailleurs, le collectif demande aux différents partenaires institutionnels (Préfecture, Département, Cirest, les mairies de Salazie et de Saint-André, la GTOI, l'ARS Réunion, la brigade de gendarmerie d'Hell-Bourg, la direction de la police nationale de Saint-André, le SDIS ou encore le Rectorat) la tenue d'une réunion d'urgence pour aborder les problématiques liées à la RD48.
À commencer par la mise en place d'un comité de pilotage afin d'assurer "la transparence sur les travaux en cours et à venir", notamment ceux du BRGM, insiste-t-elle, mais surtout "participer à la recherche d'une solution d'urgence !", martèle Cindy Barbe-Robert, membre du collectif. "Nous, nous sommes que 7.500 habitants et c'est vrai qu'aujourd'hui c'est plus intéressant de mettre des moyens supplémentaires sur d'autres routes que sur la nôtre, enfin je ne sais pas", s'interroge Cindy Barbe-Robert, membre du collectif. Elle ajoute : "nous sommes victimes d'un système qui s'est mis en place avec des représentants locaux et des instances qui nous laissent pour compte. En une semaine, je n'ai pas entendu une seule fois le président du Département prendre la parole, s'exprimer sur la situation de la RD 48".
Un "manque de soutien" de la part des instances "et notamment du Département" se désole la Salazienne, d'autant plus que le cirque est l'"une des vitrines touristiques de l'île". "La route de Salazie est la troisième route la plus empruntée de l'île avec toute une économie liée au tourisme et à l'agriculture", tient-elle à rappeler. D'où "l'urgence" de trouver rapidement une solution pour désenclaver le cirque. "Malgré les travaux en cours, qui nous dit que la situation ne va pas se reproduire dans deux ou trois semaines ?", s'interroge-t-elle. D'où la nécessité de se pencher sur un itinéraire bis à Salazie, "une idée qui fait de plus en plus son chemin auprès des Salaziens", assure Cindy Barbe-Robert.
"Un maire à l'époque avait demandé à ce qu'on fasse un itinéraire au niveau de Bé Cabot les Hauts jusqu'à Sainte-Marie. On lui a ri au nez mais force est de constater cette hypothèse commence à prendre de la crédibilité au vu des travaux à répétition sur l'actuel tracé", argue-t-elle, avant de conclure. "C'est un projet qui s'est vite retrouvé dans les cartons mais j'espère qu'il y a dans les dossiers du Département ou autre ce genre de tracé alternatif, comme celui qui nous mènerait de la route de Bras Panon jusqu'au cirque, de couper par La Passerelle, etc. Nous ne sommes pas ingénieurs c'est vrai, mais je pense qu'il y a des choses à mettre en place mais la balle est dans le camp des instances compétentes".


