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Le BTP contraint à l’arrêt de son activité

Le BTP, qui emploie 18 000 personnes à La Réunion, pose déjà un genou par terre. Dans un communiqué, la Fédération réunionnaise du bâtiment et des travaux public (FRBTP) annonce dès ce jeudi l’arrêt de son activité « hormis ceux relevant de la sécurité des personnes qui poursuivent leur travail dans l’intérêt général ». Une mesure prise […]

Ecrit par Nicolas Payet – le jeudi 19 mars 2020 à 12H06

Le BTP, qui emploie 18 000 personnes à La Réunion, pose déjà un genou par terre. Dans un communiqué, la Fédération réunionnaise du bâtiment et des travaux public (FRBTP) annonce dès ce jeudi l’arrêt de son activité « hormis ceux relevant de la sécurité des personnes qui poursuivent leur travail dans l’intérêt général ». Une mesure prise pour ne pas exposer les salariés du secteur. « Dans cette période dramatique, les entreprises du BTP et leurs salariés doivent être soutenues par l’État et par ses maîtres d’ouvrage publics et privés »:
 

Pour lutter activement contre la propagation de la pandémie de Coronavirus, le Préfet de La Réunion a appelé les Réunionnais à rester chez eux : « il faut rester chez soi ». Les mesures de confinement obligatoires qu’il a édictées le 17 mars 2020 contraignent tous les Réunionnais à ne se déplacer qu’en cas de « nécessité impérieuse ». Ainsi, seuls les travailleurs pour lesquels « le télétravail n’est pas possible » et qui ont une « activité essentielle à la vie de la Nation » sont autorisés à se déplacer.

Si notre activité de construction de Bâtiments et de Travaux Publics est fondamentale, elle n’est pas considérée comme essentielle à la vie de la Nation, à l’exclusion de travaux relevant de la sécurité des personnes ou de périls imminents.

Nos travaux en équipe et itinérants rendent difficile, voire impossible, la mise en oeuvre stricte des gestes barrières recommandés sur nos chantiers : respect d’une distance minimale de 1 m entre deux travailleurs, se laver les mains très régulièrement avec de l’eau et du savon. En l’absence de masques et de gels hydroalcooliques, les mesures de protection ne peuvent pas être complètement assurées pour nos salariés. Notre responsabilité est de ne pas les exposer.

Nos fournisseurs principaux, notamment de matériaux, ont fermé leurs centrales et sont en difficulté pour approvisionner nos chantiers. Nos salariés sont, comme tous les Réunionnais, soumis aux problématiques de gardes d’enfants, d’assistance à des personnes vulnérables et sont parfois mis en quarantaine.

Cette situation totalement imprévisible, liée à la crise sanitaire extrême que nous vivons, nous oblige à la fermeture de tous nos chantiers depuis le 17 mars 2020, hormis ceux relevant de la sécurité des personnes qui poursuivent leur travail dans l’intérêt général. Car face à cette situation inédite, notre seule capacité d’actions est de tout mettre en oeuvre pour freiner la propagation du coronavirus.

La santé et la sécurité de nos collaborateurs et plus largement des Réunionnaises et Réunionnais est une priorité absolue.

Cette pandémie aura de très lourdes conséquences sur nos salariés, leurs familles et nos entreprises. Dans cette période dramatique, les entreprises du BTP et leurs salariés doivent être soutenues par l’État et par ses maîtres d’ouvrage publics et privés.

La filière du BTP emploie 18 000 salariés à La Réunion. Il est de notre responsabilité collective de limiter au maximum les risques de propagation du coronavirus et de trouver avec la Préfecture, les autorités sanitaires, les Maitres d’ouvrages et les acteurs économiques du Territoire des solutions pour protéger la santé des salariés et permettre la reprise au plus tôt de notre activité dans de bonnes conditions de sécurité.

 

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