Le bilan s’alourdit à 1.200 morts côté israëlien, plus de 900 côté palestien

Les frappes de l’armée de l’air israélienne se sont poursuivies toute la nuit dernière. “Des dizaines d'avions de combat ont récemment attaqué plus de 200 cibles dans le quartier d'Al Furkan”, affirme ce matin le commandement des forces aériennes. Un déluge de feu sans précédent s’est abattu sur la bande de Gaza depuis l’attaque surprise du Hamas contre des villes et des positions de l’armée israélienne.
Après l’annonce du blocus total de l’enclave, où vivent près de 2 millions de personnes, l’Egypte et l’Autorité palestinienne, en charge du point de passage de Rafah, ont annoncé que les passages étaient suspendus jusqu’à nouvel ordre. Déjà plus 200.000 personnes ont fui leurs maisons et tentent de trouver refuge ailleurs dans la bande de Gaza. D’après le ministère de la Santé du Hamas, près de 900 Palestiniens ont déjà été tués dans les bombardements et plus de 4.000 ont été blessés. Rien que dans la nuit de mardi à mercredi, 30 personnes auraient été tuées. Six journalistes sont déjà morts et ainsi qu'au moins 4 travailleurs humanitaires de l'ONU. L'URNWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East) annonce également qu'au moins 14 de leurs installations à Gaza ont été endommagées.
Un pogrom du 21 siècle
La réponse israélienne coïncide avec la reprise des localités un temps occupées par les combattants du Hamas. Lors de ces opérations, les soldats et membres des forces de sécurité multiplient les découvertes macabres. Ainsi, les deux kibboutz de Kfar Aza et de Be'er sont devenus les symboles de la mort qui s’est abattue sur les civils israéliens. Rien qu’à Be’er, les victimes seraient une centaine. Tandis qu’à Kfar Aza les policiers et soldats découvrent de nouveaux corps régulièrement et le bilan serait au moins aussi lourd. C’est d’ailleurs dans ce kibboutz que les combattants du Hamas sont accusés d’avoir commis les pires atrocités.
Le ministère des affaires étrangères confirme que huit Français ont été tués dans les attaques. Une vingtaine d’autres seraient retenus par le Hamas dans la bande de Gaza. Ce mardi, dans un audio, le groupe affirme qu’il les exécutera si les frappes ne cessent pas.


