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Le 17 Février dernier, je me suis enchaîné à la CGSS de St-Louis

Le 17 Février dernier, je me suis enchaîné à la CGSS de St-Louis. Plusieurs organes de presse ont relayé cette information. J'avais promis de les tenir au courant des suites de mon action. Chose promise, chose due...
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 26 février 2010 à 11H22

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Le 17 février dernier, las de me faire éconduire des services de la CGSS, je m'étais "enchainé" à l'intérieur de l'agence de Saint-Louis. En arrêt de travail depuis plusieurs mois, je ne recevais pas mes indemnités journalières.

A la suite de cette action, j'ai reçu cette semaine un virement de la CGSS correspondant aux sommes dues.

Je revendique également que la CGSS reconnaisse les accidents du travail dont j'ai été victime (deux infarctus en un an sur mon lieu de travail).

La raison pour laquelle ces deux infarctus sur mon lieu de travail ne sont pas considérés comme des accidents du travail est une lettre que le directeur de l'entreprise a adressé à la CGSS dénonçant le bien fondé de ma présence en poste ce jour là. Je l'ai mis publiquement en cause dans un communiqué de presse et dans deux interviews radiophoniques. Je persiste !

J'ai également mis en cause le CHSCT (Comité Hygiene Sécurité et Conditiond de Travail) de l'entreprise en dénonçant la fait qu'il ne s'était jamais penché sur mes deux accidents du travail. Selon mes informations, le CHSCT s'est réuni cette semaine suite à mon intervention publique.

Enfin, à la demande d'une association réunionnaise luttant pour la prévention du suicide, j'étais convié à témoigner lors d'un colloque qui se tient aujourd'hui même dans les locaux d'un grand hotel du Sud sur le thème de la souffrance au travail.
J'ai été informé, hier soir, par les organisateurs, que mon intervention était annulée.

De source officieuse, la présence à ce colloque d'un médecin du travail à qui j'ai fait part à plusieurs reprises de l'existence de cas de harcèlement moral dans mon entreprise a quelque chose à voir avec cette annulation.

Il est vrai que ce dernier avait reçu mes propos en me conseillant de me calmer car mon attitude dénonciatrice et mon implication syndicale pouvait nuire à ma santé.

Je ne veux pas citer son nom aujourd'hui car mes propos n'engagent que moi. Mais je considère qu'un médecin du travail qui ne réagit pas quand un salarié (à plus forte raison délégué syndical) l'informe de ce genre de choses, peut-être considéré comme un complice passif de harcèlement au travail.

La présence de ce monsieur dans un colloque sur la souffrance au travail serait alors sujette à inquiétudes...

Enfin, s'il s'avère que c'est suite à la pression de ce dernier pour que les organisateurs annulent mon intervention, je pense que cette attitude n'est pas en adéquation avec sa mission.

J'invite aujourd'hui les autorités de tutelle des médecins du travail à se pencher sur cette question.

J'invite celles et ceux qui souffrent au travail sous la pression de leur hiérarchie à dénoncer cela.

Pour ma part, j'envisage de porter plainte contre toute personne et tout organisme qui aura été auteur ou complice actif ou passif de harcèlement ou de violence morale envers moi.

Merci de votre attention.

Jean-Pierre Laffitte.

 

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