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L'après Garance : des sinistrés dans l'attente d'une aide

Ecrit par L.C – le dimanche 6 avril 2025 à 07H09

Ils ont tout perdu après le passage du cyclone. Des sinistrés demeurent sans toit et sans solution de relogement. Attendant l'aide de l'État, des collectivités et surtout l'indemnisation des assurances, ces familles espèrent des solutions rapides.

Famille Hoareau, à l'Abondance, Saint-Benoît. Le jour où Garance frappe La Réunion, le météore pulvérise leur maison. Heureusement, la famille Hoareau parvint à se réfugier chez des voisins. Après le passage du cyclone, l'heure est au constat. Le toit de leur maison se trouve à plusieurs centaines de mètres de chez eux, emporté sur la route. L'eau s'est infiltrée partout dans le domicile, et finalement, tout est ravagé.

S'ils ont vécu l'horreur du cyclone, ils vivent actuellement l'horreur de ses conséquences. Aujourd'hui, ils se sont rapprochés des assurances pour espérer reconstruire leur maison. "Pour le moment, nous avons eu un premier chèque de secours, mais ce sont pour des dépenses immédiates." Car Florent, le patriarche, l'assure : lui et sa femme ont rempli tous les papiers nécessaires.

Silence assourdissant

Or, la première indemnisation versée s'est faite pour la moto de Florent. Les deux autres véhicules du couple, endommagés également pendant le cyclone, sont toujours dans l'attente. Et concernant la maison, cela n'avance guère mieux. Actuellement, le couple doit vivre chez la sœur de Florent, dans le sud de l'île. Loin de leur boulot et de l'école de leurs deux enfants.

Les innombrables coups de fil à l'assurance ne font pas avancer leur dossier. Tout est à refaire à la maison, et pourtant, ils n'ont encore rien touché en termes d’indemnités. Même son de cloche du côté de leur banque. Florent souhaite geler le crédit de la maison fraîchement acquise en 2019 pour pouvoir respirer un peu. Mais il n'obtient pas de réponse.

Enfin, la famille Hoareau plaide pour une solution de relogement. Là aussi, Florent déplore le manque de communication des bailleurs sociaux. "Par l'intermédiaire de la mairie, on nous a dit qu'on pourrait visiter au moins deux logements d'urgence," souffle-t-il.

Dans l'attente de solutions pérennes pour avancer et commencer la reconstruction de leur maison, la famille Hoareau peut compter sur la solidarité de leurs proches, voisins et collègues de travail. Mais ils l'assurent : le chemin est encore long avant que leurs vies ne retrouvent un semblant d'équilibre.

Etiquettes : Cyclone Garance

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