Lâcher de moustique stérile : L’IRD obtient l’autorisation de la préfecture pour la phase opérationnelle

Autorisation de la Préfecture
L’IRD a sollicité l’autorisation du Préfet de La Réunion pour procéder à des lâchers répétitifs de moustiques mâles stériles à l’échelle d’un quartier, sur une durée de 12 mois. Cette phase opérationnelle à grande échelle vise à évaluer l’efficacité de cette technique sur la réduction de la densité des populations sauvages d’Aedes albopictus (moustique tigre) dans la zone ciblée de Duparc.
Les protocoles ont été validés par l'ensemble des instances consultées (CODERST). Les habitants du quartier concerné par ces lâchers ont été informés du projet par les équipes de l’IRD pendant une campagne d’information réalisée durant 1 semaine en février 2021. Consultés lors d’échanges réalisés à leurs domiciles et à l’issue d’un vote en mars/avril, ils se sont montrés très majoritairement favorables au projet.
L’arrêté préfectoral qui vient d’être publié autorise ainsi l’IRD à relâcher de manière hebdomadaire jusqu’à 150 000 moustiques mâles stériles, produits à grande échelle dans le nouvel insectarium implanté sur une parcelle mise à disposition par le CYROI à Sainte-Clotilde.
La campagne de lâchers de moustiques mâles stériles à grande échelle sur la zone pilote de Duparc (partie Sud du quartier) démarrera donc le 22 juillet 2021 prochain et se poursuivra pendant 12 mois. L’équipe TIS prévoit de lâcher manuellement ces moustiques mâles stériles à différents endroits répartis dans le quartier.
Seuls des moustiques mâles stériles seront lâchés. Ils ne présentent aucun danger pour les hommes et l'environnement (car les moustiques mâles ne piquent pas et ceux relâchés ne peuvent pas se reproduire).
Qu’est-ce que la TIS « classique » ?
Depuis 2009, l’IRD et ses partenaires conduisent un projet de recherche sur la TIS à la Réunion, grâce aux financements de la DGS et de la Région Réunion à travers les subventions FEDER. Cette technique consiste à stériliser par les rayons X des moustiques mâles et à les lâcher en grande quantité dans la nature. Les femelles, fécondées par ces mâles, pondent des œufs qui n’écloront jamais. Utilisée en complément des actions « classiques » de lutte anti-vectorielle, cette méthode, préventive et non polluante permet de diminuer les populations de moustique et le risque de transmission de la dengue ou du chikungunya.
Pour en savoir plus sur le projet TIS, ses étapes, ses modalités : [http://tis.re]urlblank:http://tis.re/


