Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

La surpopulation : un crime contre l'humanité

Ecrit par zinfos974 – le mardi 18 novembre 2014 à 09H45

Nous savons tous que nous les Humains allons droit au désastre. Une lancinante rumeur monte des entrailles de la Terre : une espèce zoologique singulière, sous forme de civilisation thermo-industrielle, néantise la planète à coups de consommation pétrochimique, influant sur la Genèse et portant un sérieux coup à la biodiversité.
Est-ce une responsabilité collective dans une société grégaire entre individualisme forcené et « j’m’en foutisme » effarant ? Jusqu’où pourra-t-on aller trop loin ? Notre monde surpeuplé ne passera pas le cap de l’après-pétrole. Dépeupler la Terre est incontournable, non seulement parce que l’homme occupe indûment les niches écologiques des autres espèces, mais parce qu’il y va aussi de notre propre survie. Notre Pachamama, Terre-Mère, planète-patrie, Gaïa, assiégée par le laisser-faire du libre marché et le toujours plus capitaliste, souffre de ce qui ronge sans répit ni remords, pour la plus grande détresse des deux tiers de l’humanité et surtout au grand dam des générations futures. Jamais, depuis la nuit des temps, plus grand crime ne fut commis à la barbe des gens.
Les craintes sont pourtant fondées : chambardement climatique, fonte des glaciers, montée du niveau des mers, pollutions de toutes sortes, fin du pétrole, menace des OGM, surpopulation, dévastation de la Nature, disparition des espèces, épuisement génétique… Les crises financière, économique, sociale et politique devraient pourtant s’effacer devant LA crise écologique, mais apparemment elles ne font qu’égarer le sens commun.
Homo Sapiens est la pire espèce invasive, celle qui détruit les autres espèces. Cependant la décroissance démographique reste un sujet tabou. Nous feignons d’ignorer la finitude d’un monde dans lequel nous puisons allègrement du fait de notre multitude. N’en déplaise à la propagande des vertueux, il n’y a qu’une raison légitime et malthusienne de ne pas avoir d’enfant, c’est de ne pas surpeupler davantage cette planète dont nous disposons. Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire, ou n’en faire qu’un, le dernier, le bien-aimé. Car il faut plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut une planète viable. Mais si vous estimez que nous n’avons aucune responsabilité dans la mort des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année de par le monde avant leur cinquième anniversaire, que nous n’avons aucune responsabilité envers les espèces végétales ou animales qui disparaissent, que notre reproduction n’est pas excessive ou mieux acquittée de telles accusations, alors, oui, faites des enfants. Mais je préfère paraphraser Gandhi : vivons moins nombreux pour que tous nous puissions simplement vivre.

Bruno Bourgeon, président d’AID

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :