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La Seor engage Papaye, une jeune chienne, pour le sauvetage des pétrels de Barau

La Société d'études ornithologique de la Réunion (Seor), mobilisée pour le sauvetage des pétrels de Barau, compte désormais un membre un peu particulier dans ses équipes. Papaye, jeune chienne, s'avère spécialiste dans l'art de débusquer les pétrels en détresse...
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 13 mai 2011 à 16H58


Avril et mai. Deux mois extrêmement meurtriers pour une espèce d'oiseau endémique de la Réunion: les pétrels de Barau. Sylvain Benusiglio œuvre depuis quatre ans pour leur sauvetage, à Cilaos, mais cette saison il a bénéficié d'une aide précieuse.

L'an dernier, il a recueilli Papaye, une jeune chienne bâtarde qu'il a dressée pour identifier les pétrels en danger. Et ça marche: "Pendant des mois, trois fois par semaine, je lui faisais chercher un chiffon imprégné de l'odeur d'un pétrel, puis la récompensais. Cette saison, elle nous a permis de sauver un nombre non négligeable de pétrels", commente Sylvain Benusiglio.

Un unique œuf par couple

En 2010, près de 850 pétrels ont été sauvés d'une mort certaine sur l'île. Les oiseaux adultes viennent se nicher sur plusieurs points en altitude du territoire. Le même duo amoureux s'y accouple chaque année au mois de septembre, pour donner vie à un unique jeune pétrel. Celui-ci, s'il survit, va devoir prendre seul son envol en avril ou au début du mois de mai vers des contrées lointaines comme l'Australie ou les Emirats.

Selon Sylvain Benusiglio, le système de guidage de ces oiseaux marins reste très mystérieux, mais les lumières des villes perturbe leur envol vers l'océan et ils retombent sur le sol. "Maladroits, ils sont incapables de décoller autrement que depuis une falaise ou une vague".

500 pétrels sauvés

Leurs grandes ailes ainsi que leurs pattes palmées se prêtent difficilement à d'autres "pistes d'atterrissage". Ainsi, sur environ 2.500 jeunes pétrels qui s'apprêtent à un long voyage à plus de 10.000 km des côtes réunionnaises, une moitié meurt, de faim, d'épuisement ou dévorée par des animaux.

L'espèce endémique de la Réunion est menacée d'extinction et toutes les aides sont bienvenues. Il y a un mois, quelques communes du Sud avaient consenti à une soirée sans éclairages publics pour laisser davantage de chance aux pétrels de Barau de ressortir indemnes de leur premier périple. Les agents de la Seor, avec Papaye dans leurs rangs, ont pu sauver approximativement 500 d'entre ceux qui se sont tout de même échoués.

 

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