La rentrée maintenue ce lundi dans l'Est, même si toutes les écoles n'ouvrent pas

Ce mardi, le rectorat a visité deux écoles dans l’Est pour constater les dégâts suite au passage de Garance. Si, à Saint-André, les dégâts sont minimes, à Saint-Benoît, la mairie affiche son scepticisme quant au bon déroulement de la rentrée scolaire. En effet, de nombreux établissements nécessitent des travaux.
Depuis plus d'une semaine, le recteur de La Réunion, Rostane Medhi, fait le tour des établissements pour faire un état des dégâts. La semaine dernière, il affirmait en présence d’Huguette Bello, puis de Cyrille Melchior que la rentrée aurait bien lieu en temps et en heure, à savoir le 17 mars prochain.
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Ce mardi, à Saint-André et Saint-Benoît, il a de nouveau assuré sa volonté de maintenir cette date. « Il ne faut pas confondre réouverture et reprise », martèle Rostane Medhi. Mais si tous les élèves auront cours, tous n'iront pas classe.
Saint-André : quelques dégâts à déplorer

La première étape de ces constats dans l’Est a eu lieu à Saint-André, à l’école élémentaire Saint-Clair Agénor. Ici, les dégâts se limitent principalement à des branchages et déchets jonchant la cour.
« Je suis optimiste », explique Joé Bédier. « L’état global est bon, il reste néanmoins quelques travaux à réaliser », évoque-t-il en mentionnant des problèmes d’étanchéité. Il assure que les ouvriers et le personnel communal sont à pied d’œuvre pour colmater les fuites et nettoyer les écoles. « Les investissements que nous avons mis dans la réhabilitation lors de la première phase, soit 14 millions d’euros, ont fonctionné », détaille l’édile. Il prend en exemple des nacos fraîchement remplacés, qui ont permis de limiter les dégâts.
Sur les 30 écoles de la commune, toutes pourront rouvrir dès la rentrée prochaine.
Sept écoles « fonctionnelles » à Saint-Benoît

Quelques kilomètres plus loin, dans la commune voisine, le constat n’est pas le même. Avant même l’arrivée du recteur à l’école Raphaël Élie à Sainte-Anne, Valentine Serrano, adjointe à la mairie bénédictine, annonce : « On est sur une école qui n’ouvrira pas lundi ».
En cause : le toit d’une salle de classe est en morceaux, tandis qu’un second menace de s’envoler. Un câble téléphonique jonche la cour et une des pièces est inondée. L’eau et l’électricité ne fonctionnent pas. « À l’instant où l’on se parle, il y a sept écoles qui pourraient ouvrir d’ici lundi sur la commune », sur les 25 que compte la ville. Et encore que, rajoute Valentine Serrano, des vérifications doivent encore être faîtes dans ces sept établissements.
Loin d’être découragé, le recteur, Rostane Medhi, se veut rassurant quant à la reprise des cours le lundi 17 mars. « La situation évolue tous les jours. La reprise, c’est lundi, on est mardi, c’est peu, mais compte tenu du niveau de mobilisation, ce n’est pas impossible », affirme le recteur. Comme solution pour la prise en charge des marmailles, il évoque l’accueil dans d’autres établissements, l’utilisation des salles de classe opérationnelles, tout en évitant l’enseignement à distance. « On peut tout à fait imaginer qu’une classe de CM1 ou CM2 soit accueillie dans un collège ou une autre école. »
Face à l’Éducation nationale, Patrice Selly se montre sceptique : « Sur les 5000 marmailles scolarisées, on estime une reprise probable pour 1000 d’entre eux », déclare l’édile. « Je ne suis pas persuadé qu’à ce jour, on puisse garantir aux familles de Saint-Benoît que tous leurs enfants pourront être scolarisés le 17 mars prochain. » Le maire demande des renforts humains et financiers pour redresser la situation.
Une réunion est prévue cet après-midi et en fin de semaine entre le rectorat, la mairie et la sous-préfecture.


