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La meurtrière présumée de Ste-Anne reste en prison

Alison Rato est accusée d'avoir mortellement poignardé son compagnon du moment, Jean-Patrice Dosité, il y a deux ans en pleine rue à Ste-Anne. Ce mardi, elle demandait à la chambre de l'instruction de lui laisser retrouver la liberté en attendant son procès prévu prochainement aux Assises.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 13 avril 2021 à 16H31

Le 9 avril 2019, Jean-Patrice Dosité était poignardé en plein coeur par sa compagne du moment à Sainte-Anne. En pleine rue et devant témoins, le malheureux de 32 ans n'avait pas pu se défendre.

Des violences réciproques s'étaient à priori déroulées juste avant le drame et la victime avait décidé de quitter le domicile pour mettre fin à la dispute. Mais Alison Rato, la meurtrière présumée, alcoolisée et sous l'influence de cannabis et de médicaments, l'avait poursuivi avant de planter la lame.
Un seul coup porté de haut en bas avait suffit à entraîner la mort.

Depuis près de deux ans, [la bénédictine est détenue provisoirement]urlblank:https://www.zinfos974.com/Drame-a-Ste-Anne-Alison-Rato-mise-en-examen-pour-meurtre-et-placee-en-detention-provisoire_a139342.html à la maison d'arrêt de Domenjod. Ce mardi 13 avril, elle comparaissait devant les magistrats de la chambre de l'instruction accompagnée de son avocat, Me Julien Baracco pour demander sa mise en liberté avant son procès aux Assises qui ne devrait pas tarder. L'information judiciaire est désormais close et l'ordonnance de renvoi rendue.

"Donnez moi une chance"

Alison Rato s'est montrée simple et apaisée devant les juges. Robe jaune, cheveux longs noués vers l'arrière, elle a déclaré avoir beaucoup changé en deux ans. "La prison m'a beaucoup appris. J'ai compris que la vie ce n'était pas que boire de l'alcool et prendre des médicaments. Avant, tout tournait autour de ça. Maintenant, je suis suivie par un psychologue et j'ai soigné mes addictions", a détaillé celle qui avait 23 ans au moment des faits et a déjà été condamnée à trois reprises pour des faits de violences.

"Ma cliente a suivi une formation, a poursuivi son conseil. Nous n'avons jamais fait de demande de remise en liberté depuis le drame justement parce que Madame Rato avait besoin d'évoluer. Et le résultat est très positif", a estimé la robe noire au soutien des intérêts de sa cliente.

"Une guerrière"

La présidente de l'audience a cependant fait remarquer en début d'audience que l'intention de tuer avait été retenue dans cette affaire. Décrite comme "une guerrière" par les experts qui l'ont examinée, Alison Rato aurait toujours choisi des conjoints violents et avait pour habitude de boire et de consommer massivement des amphétamines : "Une personnalité qui expliquerait son passage à l'acte", ont décrit les experts. 

Des expertises menées juste après le crime présumé comme n'a pas manqué de relever Me Julien Baracco. "Oui, il y a une évolution", a concédé la représentante de la société, Emmanuelle Barre. Mais pour l'avocate générale, ce n'est pas suffisant pour laisser libre celle qui s'assiéra bientôt sur le banc des accusés.

Après réflexion, les magistrats ont tranché en fin de journée.
La meurtrière présumée de Ste-Anne reste, pour l'instant, derrière les barreaux.
 

 

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