La machine est déjà "en marche" ...

Quelles que soient nos opinions politiques et sociales, nous avons tous le droit de pouvoir les exprimer sans devoir craindre les représailles du pouvoir en place, par l'intermédiaire d'une justice soumise.
Or, on constate aujourd'hui que des libertés essentielles, souvent garanties par des textes de valeur constitutionnelle, se retrouvent malmenées, si ce n'est bafouées, par une dynamique du pouvoir en place, visant à réduire, discréditer, voire annihiler toute opposition en France de quelque nature qu'elle soit.
Cette dynamique de canalisation, voire de soumission du judiciaire au « politique », édulcorée si ce n'est passée sous silence par les médias, ne vise pourtant pas uniquement l'opposition politique « stricto-sensu », mais aussi tous ceux dont le combat ira à l'encontre des « politiques » menées par l'exécutif. Les défenseurs de la « liberté sociale », ne seront pas épargnés, je puis vous l'assurer.
La dernière sortie médiatique des magistrats du parquet et non des moindres, devrait pourtant à minima nous interpeller. Ils dénoncent une situation inédite dans l'histoire de la Vème république. « Une tentative de mainmise sur la justice » par Matignon. En effet, le gouvernement procède dorénavant à des « entretiens préalables » pour désigner le candidat au poste de « Procureur de Paris », poste ô combien sensible pour pouvoir intervenir sur les affaires et dossiers politiques du pays, pour réduire ainsi au silence, tout opposition légale.
Cette désignation qui ne faisait, il y a peu encore, que l'objet d'une ratification par l'exécutif, du candidat choisi par ses pairs, après avis du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), est désormais soumise à une nouvelle procédure. Elle est éloquente et sans ambiguïté sur la volonté de soumettre une « autorité judiciaire » qui était réputée pourtant indépendante. Le politique veut pouvoir interférer sans nul doute possible dans le déclenchement et le traitement des poursuites judiciaires qu'il lancera au gré de ses intérêts. Le décret du 5 décembre 2016 de Manuel Valls mettant sous le contrôle du gouvernement la Cour de Cassation, démontre de manière non équivoque, cette volonté du pouvoir de ne voir en la loi qu'un outil politique.
A toute fin utile, je rappelle aussi que la Constitution dispose que « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. ». Le chef de l'Etat, pourtant réputé gardien de l'Autorité judiciaire a fait ici défection. On peut sans douter, déclarer que du fait de son manquement, la France n'a plus de Constitution. C'est ainsi qu'une certaine « démocrature » s'est mise en place dans le silence assourdissant d'une grande majorité de philosophes, économistes, hommes politiques, hommes autrefois éclairés, qui sans doute, comme à l'époque du « Maccarthysme », craignent de se voir vilipendés, montrer du doigt, par les médias inféodés au pouvoir.
Ce n'est pourtant qu'un début. Il est aisé de comprendre que les magistrats chapeautés et manipulés comme des marionnettes, de simples « outils », par un ministère, notamment social, prendront encore plus au sérieux leur rôle « d'expiation », de mandataire de l'Etat, de liquidateur aussi, à l'endroit des indépendants qui ne respecteraient pas leur devoir de « solidarité obligatoire » vis à vis de leur amie l'URSSAF.
Les procédures judiciaires envers ceux qui n'accepterons pas la tonte d'organismes sociaux spoliateurs illégaux, se feront plus âpres, plus rapides, avec l'assistance des huissiers, avocats aussi, véritables vautours prédateurs du système social français inique. Des auxiliaires de justice confortés par le pouvoir, voire adoubés, qui maltraitent et tuent à petits feux les citoyens, travailleurs indépendants, « victimes », incapables de s'organiser structurellement pour se défendre et mener le combat.
Grâce à cette justice lobotomisée, au plus près de ses intérêts carriéristes et financiers et désormais « sous influence », la machine « politico-judiciaire » s'est déjà mise « en marche ». Elle a mis sa stratégie de diabolisation en état de marche aussi, préférant vous désigner ses opposants à abattre, pour l'heure (Marine Le Pen, Mélenchon). Grâce aux médias complices, ils vous exhibent la forme (la résistance illégale à leur justice téléguidée) et ses détails sans importance, plutôt que le fond du problème (la justice soumise). Vous applaudissez comme autrefois les citoyens de Rome, à la vue des gladiateurs dans l'arène, qui tentent de survivre. Vous serez bientôt ces gladiateurs, mais vous n'aurez plus d'armes et les lions (le pouvoir) vous dévorera.
Ne souriez pas. Ne pensez pas que j'exagère. C'est précisément ce qui est en train de se produire. L'Histoire ne se refait pas. Elle est un éternel recommencement. Vous pensez dans votre coin pouvoir y échapper à l'aide d'arguties juridique que ces vassaux judiciaires balaieront d'une revers de manche de satin. Ce régime ne vous oubliera pas. Vous serez à votre tour et bien assez tôt malmené et condamné.
Puissiez-vous de votre torpeur vous extirper à temps. Et comme le soulignent certains économistes de plus en plus nombreux, à propos de l'Union européenne, « les premiers partis seront ceux qui s'en sortiront le mieux. ». Pensez-y, car le système social français et sa police et justice politique, ne vous laisseront rien.


