La France n'a pas participé aux frappes américaines sur l'Iran

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a fait savoir la préoccupation de la France après les frappes américaines sur l'Iran, en précisant n'avoir pas participé à l'opération. Emmanuel Macron réunira un Conseil national de défense ce dimanche soir.
À la mi-journée, le président de la République Emmanuel Macron n'avait toujours pas réagi, ce dimanche 22 juin, après le séisme provoqué par les frappes de l'armée américaine sur trois sites nucléaires iraniens.
C'est le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot qui s'en est chargé, dans un post publié sur son compte du réseau social X. « La France a pris connaissance avec préoccupation des frappes menées cette nuit par les États-Unis d’Amérique contre trois sites du programme nucléaire iranien. Elle n’a participé ni à ces frappes ni à leur planification. Elle exhorte les parties à la retenue pour éviter toute escalade susceptible de conduire à une extension du conflit », a indiqué Jean-Noël Barrot.
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Le ministre des Affaires étrangères ne condamne pour autant pas les frappes américaines et rappelle que « La France a exprimé à plusieurs reprises sa très ferme opposition à ce que l'Iran puisse accéder à l'arme nucléaire ». Emmanuel Macron réunira ce dimanche soir un Conseil national de défense.
Le positionnement de la France ne devrait pas trop s'écarter de celui de l'Union européenne, qui « exhorte toutes les parties à faire un pas en arrière », dans un post publié sur X par la cheffe de la diplomatie Kaja Kallas.
Une rencontre entre l'Iran et la Russie annoncée
Le Qatar, qui alerte sur les « conséquences catastrophiques » des frappes de missiles américains, ou l’Égypte, qui condamne une « escalade accélérée qui menace d'avoir de dangereuses répercussions sur la sécurité et la paix régionales et internationales », selon un communiqué rapporté par Le Monde, semblent marquer une certaine distance avec la position des États-Unis. Une position qui reste toutefois à clarifier.
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L'Arabie Saoudite, elle, s'est contentée d'exprimer sa « grande préoccupation », à l'image de la Turquie. Tandis que le Premier ministre indien Narandra Modi a misé sur X sur « la diplomatie et le dialogue comme voie à suivre ». Des pays qui pèsent dans la zone, mais qui, pour la plupart, entretiennent d'importantes relations commerciales, notamment sur le plan de l'industrie militaire, avec les États-Unis.
L'Iran devra sans doute se tourner vers le grand rival de Donald Trump , la Chine, pour espérer obtenir un soutien plus appuyé. Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères chinois a fait savoir que son pays « appelle toutes les parties impliquées dans le conflit, et tout particulièrement Israël, à un cessez-le-feu aussi vite que possible ». En attendant, le ministre des Affaires étrangères iranien a indiqué qu'une rencontre avec Vladimir Poutine était programmée.


