La fin de notre "psychologie bonsaï" : Merci Monsieur Trump !

Courrier des lecteurs.
Nous, Européens allons-nous quitter notre statut d’ « adolescent psychique au statut de psychologie bonsaï » face aux USA ?
A partir du livre pertinent de Frédéric Cherillon "Géopolitique de l'intimidation", O Jacob, 2025, l’auteur présente 3 modèles : 1) L'intimidateur dominant mais intrinsèquement faible, soit Trump ;2) Le faible qui se sait faible s’avère humble. ; 3) Le fou, l’avenir nous le dira.
Cette approche sociologisante évite les profondeurs psy. Subtil, tout de même !
Monsieur Trump serait un mixte du dominateur (faible psychiquement) évoquant une possible folie par ses ambivalences pour conforter son statut de "fort" et défier constamment les conventions.
Poutine, lui, plus introverti, plus attentiste, tenterait de surcompenser son complexe d'infériorité suite à un long apprentissage du fait de son approche ‘’kagibiste’’ pour dominer coûte que coûte.
On devrait s'apercevoir progressivement de la psychopathologie de ces dirigeants qui fait défaut aux approches sociologisantes ; dont les peuples se rendent compte intuitivement. Ces leaders cités ont un grain de folie avec tous ceux qui se sont agrégés autour de ces Trump et Poutine…, par opportunisme et matérialisme.
Emmanuel Macron, lui, semble avoir adopté la démarche de la psychothérapie cognitive avec Poutine en échangeant pendant sept heures pour le ramener, vainement, "à la raison" ! Et il a semblé adopter, pour un temps, vainement encore, la séduction face à Trump.
Trump se crispe devant Volodymyr Zelensky qui résistera dignement dans le bureau ovale, seul face à ces opportunistes que j’oserais qualifier de « fayots du pouvoir » du trumpisme.
Volodymyr semble être plus proche du leader individué qui correspondrait aux profils de ceux qui se seraient libérés de leur névrose ; et qui envisagerait lucidement, dans ce contexte, une reddition comme inévitable face aux forces en présence ; pour préserver son peuple sans endosser la psychologie du soumis.
Lui et son peuple ukrainien auraient signé leur adhésion à l’Europe, cette Europe « adulte », en devenir, qui serait « en marche ».
Frédéric Paulus
Docteur en psychologie


