La Civis veut lutter contre les dépôts sauvages et lance l'opération "coup de poing"

"L'opération coup de poing" n'est pas le dernier film de Van Damme, c'est une action de la Civis pour lutter contre les dépôts sauvages. Six mairies du territoire de la Civis se sont décidées à travailler conjointement avec la communauté de communes pour tenter d'enrayer ces pratiques qui bien souvent font un peu "tache" au verso des cartes postales des paysages réunionnais. Patrimoine mondial de l'UNESCO, certes, mais à condition d'éviter certaines zones qualifiées de dépotoirs en tous genres.
Recensement des dépôts sauvages
La Civis a donc décidé de prendre le problème à bras-le-corps, une bonne initiative sur le papier mais encore faut-il qu'elle soit suivie de résultats probants. Pour commencer, la Civis a recensé plus de 200 dépôts d'insalubrités sur son territoire, une mission accomplie entre autres par les médiateurs de l'environnement, les agents des espaces naturels et de la poste qui identifient ces dépôts par l'intermédiaire de leurs tournées. Maintenant que le recensement a eu lieu, la Civis et surtout les mairies vont devoir collecter et nettoyer les terrains, ce qui aura forcément un coût pour la collectivité.
Au-delà de la protection de l'environnement, il s'agit de limiter la formation de nouveaux dépôts et de sensibiliser la population, notamment aux risques sanitaires. Au Port se sont bien les batteries usagées qui ont été montrées du doigt pour expliquer les cas de saturnisme chez plus de 70 enfants. de la même manière, ces dépôts sauvages sont source d'insalubrité et permettent le développement de gites larvaires, notamment des moustiques dans les pneus, et la proliférations des rats. A cela s'ajoute l'insécurité et les risques d'incendie comme cela est déjà arrivé à Terre-Sainte.
Par ailleurs, les dépôts sauvages ne sont pas uniquement alimentés par les particuliers mais également par les artisans et entrepreneurs qui, pour certains, préfèrent se débarrasser de leurs déchets au coin d'un chemin plutôt que d'assumer le coût de leur traitement. "Les compétences de la Civis se limitent au traitements des ordures ménagères, cela ne concerne pas les professionnels" précisent les élus.
Sensibilisation et répression
Pour combattre le fléau, la Civis veut notamment appliquer la règle du ''1 + 1'', c'est à dire obliger le revendeur a récupérer l'ancien produit.Autrement dit, "l'éco-participation". Par ailleurs, l'opération vise à sensibiliser les gens sur les jours de collecte et la solution des déchetteries où l'on peut gratuitement déposer encombrants, gravas et déchets ménagers.
Si l'information ne suffit pas, il restera la solution de la répression face au manque de civisme. Afin de lutter contre le retour des dépôts sauvages, la Civis prévient, qu'appuyée par les polices municipales, elle veillera scrupuleusement au respect des textes de loi qui prévoient des amendes pouvant aller jusqu'à 1500 euros. De quoi réfléchir...
L'avenir nous dira si un seul coup de poing aura suffit à mettre k.o les mauvaises habitudes. Une bonne opération de communication toutefois à défaut de résultats assurés...


