La CIREST ne pourra pas échapper à la nécessité d’augmenter ses taux de fiscalité

La CRC rappelle que l’établissement public de coopération intercommunale des villes de l'Est a connu jusqu’en 2014 "une situation financière dégradée marquée par une épargne brute négative et un endettement élevé". Mais depuis 2015, l’EPCI s’est employé à redresser ses comptes, moyennant un effort en partie porté par l’augmentation des recettes de fonctionnement, mais surtout par la maîtrise des charges de fonctionnement externalisées, tout en absorbant de nouvelles compétences. Parmi elles, il y a eu la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations) confiée aux intercommunalités.
Fin 2020, "la CIREST se trouvait confrontée à l’amorce d’un effet ciseau entre ses dépenses et ses recettes de fonctionnement alors que ses marges de manœuvre s’étaient réduites".
Ainsi, au cours de cet exercice budgétaire, retiennent les magistrats financiers, le levier fiscal de l’interco’ restait limité du fait de la valeur des bases fiscales qui demeure une des plus faibles de l’île. Au même registre des handicaps structurels, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, dont le taux appliqué par la CIREST est plus élevé que ceux appliqués par les autres EPCI de La Réunion du fait notamment de l’étendue de son territoire, "ne parvient pas structurellement à couvrir les charges du service de gestion des déchets ménagers et assimilés".
Pour tenter d'y parvenir, elle doit donc "refonder son pacte fiscal et financier pour dégager les ressources nécessaires à ses ambitions", encourage la CRC. C’est dans cette optique que l’intercommunalité a déjà engagé une démarche visant à l’instauration de la taxe liée à l’exercice de la GEMAPI et au rehaussement de ses taux de fiscalité.
Les pistes de réflexion évoquées dans le rapport :


