K.O.I. la Radio doit vivre !
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En 1981, sous l'impulsion de François Mitterrand, la culture s'est ouverte au monde dans un esprit de liberté ; qu’en est-il aujourd’hui en 2010, cette ouverture exceptionnelle a-t-elle été maintenue ?
Nous venons d'apprendre la fermeture imminente de K.O.I radio du Port émanation du P.C.R. Même si nous n'étions pas souvent en accord avec les analyses qui s'y exposaient (notamment sur le gaspillage des fonds publics de la MCUR : 20 millions d'euros partis en fumée pour quelques salaires de nantis, ce n'est pas rien ?). Aujourd'hui lorsqu'une radio s'éteint, c'est une atteinte à cette idée de démocratie qui se produit.
Nous ne pouvons qu'être solidaires avec les plus humbles, les travailleurs, journalistes et autres opérateurs qui la faisaient vivre. Vous savez...les gens du petit peuple. Nous pouvons nous interroger sur cette "mort" programmée... Peut-être est-ce une façon de ne pas payer les indemnités de licenciement aux travailleurs ? Pour relancer plus tard une nouvelle radio avec d'autres collaborateurs plus obéissants ? Mais, ce ne sont là, que des interrogations.
Difficile de comprendre les élus du PCR, "anciennement" du haut de leur pyramide : considèrent-ils les travailleurs comme des briques ?
Sont-ils incapables de partager, même un petit peu, de leurs indemnités avec leurs camarades pour faire diffuser leurs idées ? Ces idées d'égalité si belles, inscrites au centre du fronton de notre République, (même si il lui arrive d'être parfois vacillante).
Idées de progrès pour lesquelles tant de gens courageux et intègres se sont sacrifiés.
N'oublions jamais la gloire du parti des fusillés (les communistes sont aussi nos frères, au même titre que les démocrates Chrétiens, les libres penseurs, les compagnons de la libération du Général de Gaulle)... Comme tous ceux qui n'ont pas trahi leur idéal, et qui furent capable de mourir pour sauver la liberté...
Les élus du PCR (dont une famille est à l'ISF), ont été incapables de partager avec leurs amis...leurs frères? Ne serait-ce qu'une toute petite partie de leur capital qui est, semble- t-il, important, pour que KOI et ses travailleurs soient sauvés.
Les temps sont secs ! Il n'y a plus d'espérance.
Mais espérons, espérons, espérons... Quand même.
Christian Vittori
04 novembre 2010


