Karine Lebon : Non à la fermeture du service urologie

Pour résoudre un conflit entre des praticiens, l’inspection Générale des Affaires Sociales (l’IGAS) a décidé de fermer le service urologie du site nord du Centre Hospitalier Universitaire en juin prochain. Plus de 1600 malades en souffrance devront faire face à un véritable parcours du combattant. En supprimant ce service public, au mépris des patients, qui sont invités à se diriger vers le privé ou vers le site sud du CHU, déjà saturé, c’est un aveu d’abandon de l’État de l’hôpital public.
Cette décision n’est pas seulement choquante. Elle est irrecevable pour qui connaît les taux records d’insuffisance rénale chronique à La Réunion. Qui peut accepter un tel démantèlement du service public de santé?
Les Réunionnais ne peuvent pas faire les frais de ce psychodrame managérial. Ils attendent que leur santé soit au centre des décisions.
Depuis le 18 mars, malheureusement, la situation n’a guère évolué. Mais qu’attend le gouvernement pour s’occuper de la santé des Réunionnais?


