Karine Lebon interpelle le ministre de la Santé sur la situation dans l’île

Les questions au ministre de la Santé:
Ma question s’adresse à M. Le Ministre de la Santé,
Outre la nécessité de régler, très vite et par le haut, la situation ubuesque du service d’urologie du CHU menacé de fermeture en raison des querelles entre praticiens, la Réunion doit affronter une double urgence sanitaire. Lorsque la Covid s’est abattue sur la planète, nous subissions déjà depuis de très longs mois une épidémie de dengue d’une rare virulence. Si bien que depuis plus d’un an et surtout en ce moment, la lutte épidémique à la Réunion doit être menée sur deux fronts. Alors que le variant sud-africain se propage vite dans l’île et que notre environnement géographique subit une circulation très forte de la Covid, la dengue connaît, de son côté, une nouvelle intensité. Chaque semaine, plus de 1000 nouveaux cas sont enregistrés. Aucune commune n’est épargnée. Celles de ma circonscription sont particulièrement touchées. Cette virulence s’accompagne de formes graves et de nouvelles complications. Plusieurs décès sont déjà à déplorer.
Cette double circulation virale n’est pas sans conséquence sur les structures hospitalières : les urgences sont saturées, les hospitalisations de plus en plus nombreuses tandis que la réanimation est à la limite de ses capacités. Sans oublier le risque de pénurie des deux principaux antalgiques contre la dengue, dont la distribution est surtout assurée par les laboratoires et leurs dépositaires qui ne sont pas soumis à l’obligation de tenir des stocks d’avance.
M. le Ministre, j’ai deux questions.
1- Comment allez-vous amplifier la lutte contre les deux épidémies ? Seulement 40% des plus de 70 ans et 21% des plus de 50 ans ont été vaccinés contre la Covid. Vacciner, dès le 24 mai, tous les adultes qui le souhaitent dépendra du nombre de doses qui seront disponibles. Pour la dengue, où il n’y a ni traitement ni vaccin, la lutte anti-vectorielle doit s’intensifier notamment en réactivant le « Plan Ravines. »
2- Comptez-vous traiter le sous-dimensionnement de nos moyens hospitaliers que cette double épidémie a mis en évidence ?


