J’use de ma liberté d’expression et j’… …

-Je veux simplement raconter les faits marquants et troublants d’une cérémonie d’un baptême ce dimanche dernier dans le Sud.
Le prêtre accueille les familles devant le parvis de l’église et première question qui en a surpris plus d’un : qui a assisté à la messe une heure avant ? j’ai menti en levant la main mais je sais que le Seigneur va me pardonner. Ensuite il y a eu la présentation des enfants à baptiser. Intervention intempestive du prêtre qui refuse de manière catégorique les prénoms qui ne figurent pas dans le calendrier des chrétiens. Les deuxième, troisième ou quatrième prénoms ont été utilisé pour la suite de la célébration. La remarque suivante est adressée à une maman qui avait la gorge un peu trop dégagée, je cite les propos de l’officiant :
- Le Bon Dieu y laisse à ou entrer dans l’église comme ça ? La maman avec son bébé dans les bras, toute retournée, blessée ne savait plus où se mettre. On imagine très bien la morphologie de cette maman qui vient d’accoucher, qui allaite et dont le bébé n’a tout au plus qu’un mois. Ces seins là sont-ils si effrayants pour lui ? Repoussant ces merveilleux tableaux de la vierge et l’enfant peints par de célèbres peintres ?
- Tous les fidèles se sont ensuite rendus dans l’église pour la liturgie. Je cite encore les propos de l’officient : respectez la maison de Dieu ! pour deux dames qui se faisaient la bise.
-Pour une autre dame tout à fait charmante et coquette qui faisait du bruit avec ses talons, je cite : se sont des chaussures à jeter, vous entendez à jeter, une femme de votre âge n’a pas besoin de cela pour se faire remarquer, laissez çà aux jeunes filles. Quelle humiliation ! ce monsieur est un enfant du pays, il connait très bien les us et coutumes de l’île, il connait bien nos valeurs dont le respect de nos grammounes. Toutes nos charmantes, pimpantes taties, mamies qui pour certaines ont eut la vie très difficile et qui profitent aujourd’hui des bons moments de la vie en faisant des rencontres des voyages etc… et pour le plus longtemps possible, alors là je dis oui. Pour ma part, j’ai été blessé d’entendre des propos pareils de la part d’un curé garant de la morale chrétienne.
- Par la suite, comme nous sommes ignares, nous avons assisté à un cours de catéchisme, que dis-je ! à un véritable interrogatoire en n’oubliant pas d’en mettre une couche : il ya des gens qui sont plus sourds que le sourd, il y avait un papa sourd à qui il a demandé êtes-vous le Roi ? et qu’il fallait répondre par oui. Une autre remarque désobligeante et pleine de méchanceté : parmi vous, il y en a combien qui vive en concubinage ! Les gens, les yeux fixés au sol, n’en voulaient plus et ont décidé de se taire. Le prêtre s’était mis en scène tout seul comme dans un théâtre et j’ai failli gagner la scène pour crier : messieurs de la maréchaussée arrêtez et enfermez cette imposteur, mes frères et sœurs unissons-nous et allons libérer Don Camillo qui doit être enfermé et ligoté quelque part dans la sacristie.
Mon Dieu que pouvons-nous faire pour ramener ce frère à la raison ? Je salue bien bas le sacristain pour sa maitrise de la situation et sa performance pour calmer et apaiser un bébé qui n’arrêtait pas de pleurer et qui n’en pouvait plus de cette cérémonie interminable.
Je précise que je n’invente rien, que je ne fabule pas, je le jure sur mon baptême.
La question qu’on peut se poser, verrons-nous les familles déserter l’église pour privilégier les baptêmes civils et républicains ?
Denis Pasquet
Tampon


