Juliette CARANTA-PAVARD: Le "Droit à l'Oubli"...
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Afin de maintenir l’omerta – ici, à la Réunion – sur les agissements des crapules institutionnelles ou autres, véritables Hors-la-Loi, nous avions déjà des Préfets météorologues, la lie de la magistrature française, une église apaisante, une presse asservie et que sais-je encore… Désormais, nous avons – AUSSI – le « Droit à l’oubli » - dont la presse-peï s’est bien gardée de faire large publicité…
Pour ce droit à faire « oublier » certains aspects gênants de son histoire de vie, je vais vous dire ce que, moi, j’ai - péniblement - réussi à comprendre :
*En 2010, Nathalie Kosciusko-Morizet, en ses missions d’alors, « initie » deux chartes du « droit à l’oubli numérique » touchant des « données personnelles »
*Le 13 Mai 2014, la Cour de Justice de l’Union européenne reconnaît le droit, pour les particuliers, de faire supprimer sur Google, ce qui se dit d’eux qui les dérange ; ceci, afin de « protéger leur vie privée » mais, aussi, ce qui « peut poser de vrais problèmes […] dans le cadre de leur vie professionnelle. » - Ce qui nous éloigne du « privé » et du « personnel »… Surtout si ce qui se dit d’eux émane de leur « vie professionnelle »
Pour mieux saisir l’intérêt de la chose, prenons en exemple un cas fictif :
*Un magistrat s’étant singularisé, en ses fonctions, dans un passé récent, par des décisions de « Justice » pour le moins opportunistes ; lesquelles sont révélées sur Google par un tiers.
*Une fois retraité, cet ancien magistrat, décide de s’installer comme avocat dans la même circonscription que celle de son exercice de juge. Seulement, l’exposé de ses dérives professionnelles passées, ne servent pas l’image de sa jeune enseigne… Vous remarquerez qu’il n’y a rien de « privé » ou de « personnel » dans cette affaire ; juste faire en sorte qu’une clientèle potentielle soit privée d’information dissuasive dans le choix de son « conseil » et prive ledit conseil d’honoraires…
Vous aurez du mal – tout comme moi, grande naïve ! – à le croire, mais, s’il le voulait, le « conseil » en question pourrait demander à Google de faire une belle « mise à blanc » sur son passé voyou. Oui, OUI !
Un petit détail pour terminer : La C.J.U.E. a été obéie sans résistance à cette censure déguisée en charité. À ma connaissance, seul « Yasni », un moteur de recherche allemand – allemand !! – a protesté véhémentement contre cette censure légale européenne qui doit avoir de sérieuses raisons à être mise en place…dans notre intérêt à tous !
Juliette CARANTA-PAVARD – http://corruption97400.eklablog.com


