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Jules FERRY doit se retourner dans sa tombe !

Ecrit par zinfos974 – le mardi 9 octobre 2018 à 17H57

Nos enseignants sont en ébullition ces temps-ci. Bien des choses vont mal à L’Éducation Nationale qui a d’ailleurs de plus en plus de mal à susciter les vocations…

Aujourd’hui, nous allons vous parler de l’école. D’une école en particulier. Nous ne parlerons pas de tous les problèmes qu’on y rencontre, car il s’y passe trop de choses sensibles dont nous avons été témoin et que nous dénoncerons plus tard. Ce qui nous préoccupe aujourd’hui est tellement grave que nous ne pouvons continuer à nous taire.

Depuis plusieurs années, cette petite école primaire d’un quartier prisé de la commune de Saint Leu connaît dysfonctionnement sur dysfonctionnement. Souvent, l’information ne passe pas aux parents et, l’an passé, les représentants des parents d’élèves ont été contraints de faire appel au médiateur du Rectorat tant les problèmes y étaient graves et nombreux. Une maman, par exemple, rapportait que son mari avait été agressé par un enseignant qui assurait transitoirement la fonction de chef d'établissement… Un autre parent qui attendait tranquillement ses enfants à la sortie de l’école, sur la voie publique, s’est vu interpellé par les gendarmes, à la requête du même personnage… D’autres encore, sont carrément interdits d’entrer dans l’établissement.

Mais que se passe-t-il donc ?  On aurait pu espérer que les choses s’apaiseraient cette année, lorsqu’il arrive à nos oreilles des histoires hallucinantes de maltraitances envers des élèves. Ici, un enseignant hurle à longueur de journée, à longueur d’année dans sa classe, terrorisant les enfants. Là, un autre leur hurle des grossièretés et des insultes que nous n’oserions même pas répéter… Et puis, à la moindre contrariété, un troisième enseignant les agresse, les secoue par les bras, les leur tord dans tous les sens, les fait valdinguer dans la classe et, goutte d’eau qui fait déborder le vase déjà bien trop plein, plante ses griffes dans le bras d’une petite de 9 ans. Le bouchon a été poussé un peu trop loin : ce « pédagogue »  est retiré de son poste. Mais les parents ne sont même pas avertis du problème.

Si l’administration semble avoir pris ses responsabilités pour protéger les enfants, l’on est en droit de se demander depuis combien d’années durent de tels comportements ? Combien d’autres problèmes, jugés probablement moins graves, comme les hurlements, les insultes, sont étouffés ? Sans vouloir trop couver nos chères petites têtes brunes et blondes, il est vraiment légitime de se demander quelles sont les répercutions de tels comportements sur leur éducation. Car, voyez-vous, en toute hypocrisie, on enseigne aux enfants que la violence, c’est mal, ce qui est indiscutable. Et dans le même souffle, on les assomme de violences verbales, psychologiques et même physiques… Et, pour certains, on fait subir la même chose à leurs parents ! Comment des enfants peuvent-ils alors se construire en tant que citoyens responsables et respectueux dans un cadre pareil ?  

Comment s’étonner aussi que, dans la cour de récréation de cette école primaire, des bandes terrorisent les autres élèves ?

Bien entendu, de ces violences infligées aux enfants (et par certains d’entre eux), rien ne transpire dans la presse, ni sur les radios locales. L’école dont nous parlons jouit d’une solide réputation qui nous apparaît désormais comme bien usurpée ! Nous savons que, pour le Rectorat, et surtout pour les chefs d’établissement, il ne faut pas faire de vague ! Rien ne doit transpirer ! Pour vivre heureux, vivons cachés. C’est comme ça qu’on obtient des primes, du galon et des palmes académiques. Et puis, nous sommes si loin de la métropole et du Ministère…

Il ne s’agit pas aujourd’hui de faire du sensationnalisme. Il ne s’agit pas de fustiger tout le corps enseignant qui, en grande majorité accomplit un travail admirable avec des moyens de plus en plus réduits et dans des conditions de plus en plus difficiles. Mais il y a quelque chose de pourri à l’école et si les enfants ne grandissent pas avec les valeurs républicaines qui nous sont si chères, les parents ne sont pas toujours fautifs, surtout quand, malgré les directives ministérielles, on ne les implique pas dans l’éducation de leurs enfants, allant parfois jusqu’à leur interdire l’accès à l’école…

Oui, vraiment, Jules FERRY doit se retourner dans sa tombe !

 

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